Sa.Qt FriDçois daSaleg, Traité de Tamour de Dieu, I, x
cet amour lui donne quelque idée de la parfaite société.
Or comme tout cela ne peut se concevoir, se souienir, se réaliser que par une action du Bien vivant, de Dieu chef des esprits, la vie actuelle est bonne par son rapport avec le Bien suprême, ou mieux encore avec la divine Bonté; elle est bonne par la place qu'elle tient dans l'ordre dont Dieu est l'auteur, elle est bonne par la coopération que l'homme est tenu d'y prêter à la divine Bonté.
Alors la vie actuelle est encore bonne parce que nous y trouvons le symbole en même temps que la préparation du monde futur. Et, envisageant les choses sous ce double aspect, y voyant et Vimage et la semence de l'avenir éternel, on trouve bonnes les conditions de l'épreuve et de la lutte ; bonnes les joies pures de ce monde, les douceurs des spectacles de la nature, les douceurs des affections de famille, les douceurs de l'amitié, et toutes les choses qui sourient et qui par leur sourire charment ou consolent, dans ce bas monde ; bonnes aussi les douleurs, bonne l'abnégation; la souffrance voulue et endurée pour une noble cause, ou encore la souffrance expiatoire qui ré-