‹ Le prix de la vieChapitre 82 sur 108 · Imitation de Jésus-Christ^ III, t · texte numérisé non relu

Imitation de Jésus-Christ^ III, t

332 CHAPITRB XXV.

de tout cela. Aussi voyez les suites. Si vous envisagez les choses du point de vue de l'amour, l'universalité du but souverain se conciliera avec l'infinie diversité des aptitudes ou des conditions. Et encore, le détachement intérieur et les ascensions mystiques se concilieront avec l'attention accordée à ce qui est corporel. Aimer, c'est la grande affaire; mais, parce qu'on aime, on prend garde aux moindres choses, et, quand il le faut, on se passe de toutes. Alors on a un objet infini. Dieu, et l'on s'occupe des hommes, jusqu'à se dépenser, à se dévouer pour eux, jusqu'à leur donner tout son temps, tous ses soins, jusqu'à employer son esprit, son cœur, sa santé, sa vie, et sa mort même à les servir. On a la liberté de l'esprit, et on s'assujettit à la lettre. On a des espérances éternelles, et on remplit ses devoirs d'état qui sont terrestres. On trouve que les œuvres sont d'une certaine manière insignifiantes, et que d'une autre ma« nière elles ont de la valeur. On tient à s'acquitter de son mieux de toutes les occupations qui remplissent les journées, et on n'est jamais enu par elles. Aimer est la grande atlaire, 'unique affaire : de tout l'on s'aide pour aimer,

L'AMOOa. 333

et, si tout manque, on aime, et cela suffît. Voilà comment le point de vue de Tamour est le point de vue suprême, large, harmonieux, conciliant tout. Mais, ainsi entendu, et c'est la vraie façon de l'entendre, il mérite on nom nouveau. Cest ce qu'il uous reste à montrer.

ciiAPiTRr: XXVI

Page 1