Evangile selon saint Matthieu, xix, 17 et
î. Et il faut dire que « rien n'a tant de rapport au salut que la ▼ocation à un état... p&rce que l'état est la voie par où Dieu veut ■ous conduire au salut. » Bourdaloue, 2» dimanche après l'EpiphaDie.
3. Saint François de Sales, Lettres. Cf. Bourdaloue, iO« dimancha tprèi la Pentecôte, de l'État de vie. 2« poiot.
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celle entre les actes et les intentions. Tel acte est sublime, mais ce qui en est Tâme, à savoir l'intention, le vicie ou du moins le diminue. Tel autre acte est ordinaire, commun,, mais l'intention le relève inliniment.
L'admirable chapitre de saint Paul sur la charité, dans la Première épître aux Corinthiens^ ^ expose cela avec une singulière force et un singulier éclat. Tous les dons les plus hauts, toutes les actions les plus ardues, les plus nobles, les plus belles, donner son bien aux pauvres, livrer son corps au feu, tout cela n'est rien si l'on n'a la charité, c'est-à-dire si l'on n'aime Dieu pour Dieu et souverainement.
Ainsi nous sommes ramenés de toutes manières à l'essentiel, à l'indispensable, qui est d'aimer Dieu par- dessus toutes choses. Et, cela posé, tout l'ordre actuel, qui est providentiel, demeure. Quoi qu'on fasse, du moment qu'on est à sa place, et pourvu qu'on ait en vue de faire k volonté de Dieu, c'est bien. Tout est bon pour ceux qui aiment Dieu*. On tâche de témoigne à Dieu son amour en l'état oii l'on est de par
i. Chapitre xiii.