‹ Le Probabilisme moral et la philosophieChapitre 103 sur 162 · St Thomas. Physkor., lib. XII, lect. VII · texte numérisé non relu

St Thomas. Physkor., lib. XII, lect. VII

178 CRITIQUE DE LA PUOBABILITÉ COMPAKÉE

plusieurs espèces. La raison en est qu'une telle forme considérée dans les choses entre lesquelles se fait la con:»paraison n'est plus du même ordre; car les différences spécifiques s'opposent les unes aux autres : una différentiel est alii contraria. Dès lors on ne compare plus des choses de même nature. C'est pourquoi, pour en revenir à l'exemple de saint Thomas, la couleur commune en tant que attribuable à plusieurs espèces ne se prête à aucune comparaison. Mais qu'on prenne une de ces espèces en particulier, le blanc, par exemple, qui n'est plus subdivisible : alors on trouve matière à comparaison. Pourquoi? parce que nous restons dans le domaine d'une seule et même forme ou qualité. Le plus et le moins y ont un sens qu'il ne sauraient avoir autrement.

L'unité de nature spécifique, telle est donc la condition fondamentale de toute comparaison proprement dite : eadeni natura comparabiliurn est '. La comparaison ne s'établit pas à un degré d'abstraction logique : elle s'établit entre des termes différents, sans doute, mais participant à une forme ou qualité de même nature. Ce n'est pas ce qui se réalise pour deux opinions contraires : elles représentent des probables de qualité diverse : SoxoùvTa évav-ria, comme dit souvent Aristote, L'unité spécifique fait ici défaut. Comment en serait-il autrement puisque ces opinions s'expriment par l'affirmation et la négation d'une même chose. N'est-ce pas l'opposition portée à son extrême limite ?

On pourrait encore s'imaginer qu'elles sont réunies par un trait générique commun. Mais com-

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