St Thomas. Posler. Analytic, lib. I, lect. XXVI
2. — Albertus m. Topicor., lib. VIII, tract. II, cap. VII. 3 — Albertus M. ibid.
4, — Albertus M. ibid.
230 CRITIQUE DE LK PROBABILITÉ COMPA.RÉE
nions contraires sur le même point. Ce n'est pas que lesoccasions d'établir un tel rapport aient manqué à Aristote dans les Topiques. 11 est bien peu de chapitres de ce livre où elles ne se présentaient pas en grand nombre. Elles n'ont pas manqné non plus à ses plus illustres commentateurs arabes et latin. Il est telles questions ou discussions ou la comparaison dont il s'agit s'imposait en quelque sorte. Cependant, ils n'y ont pas eu recours. C'est évidemment qu'il l'estimait contraire aux principes d'une saine philosophie, et surtout à la nature même de l'opinion.
Voici un passage du B. Albert qui montre le bien fondé de notre remarque. Dans la doctrine d'Aristote, qu'il ne fait que reproduire, et commenter dans le cas en question, une opinion qui est adoptée par quelques sages et contredite par d'autres pose un problème dialectique. Or le propre de celui-ci c'est de ne comporter aucune adhésion déterminée de notre esprit à l'une ou l'autre partie de la contradiction. Il suppose des vraisemblances de chaque côté : signa apparent ad uiranique partem contradictionis '. C'est donc tout autre chose que l'opinion que nous réalisons en pareil cas. Il nous est impossible de conclure, de prendre une détermination, tant que nous accordons une valeur réelle aux vraisemblances contraires. Celui-là seul peut se prononcer, attribuer le prédicat en question au sujet, pour qui les forces opposantes n'entrent pas en ligne de compte : soit qu'il les ignore totalement, soit qu'il les juge indignes de retenir l'attention. Pour celui-là seul en effet la voie est libre. Autrement la