Posterior analytic, lect. I
LB PROBABtLISME MORAL ET L\ PHILOSOPHIE. 1".
Usée dans son concept propre et spécifique. C'est uniquement par suite de la traduction défectueuse dont nous avons parlé, qu'on a pu employer le mot opinion en pareil cas. Et encore Albert le Grand, chez qui l'on rencontre le plus d'exemples de ce double emploi du même mot, a-t-il bien soin de mettre les différences voulues entre les choses elles-mêmes. C'est ainsi qu'il admet nominalement une opinion où l'assentiment est donné provisoirement, sauf examen ultérieur, c'est-à-dire dans sa doctrine, sauf recours aux ressources de la dialectique pour consolider cet assentiment : et parvenir ainsi à l'opinion proprement dite, opinion qui clôt définitivement la période de recherche par un jugement énonciatif. 11 en fait la description suivante : qui opinatur, modo certo cnunliat de quo opinatiir : quod non facit consilians opinio enim non est quœstio '. Ces quelques mots résument parfaitement tout ce que nous avons dit de la notion philosophique de l'opinion avec toutes les conséquences que nous en avons tirées. Nous rappellerons encore ce que nous avons dit des différentes espèces de conséquences. Ce qu'il importe le plus de remarquer, à ce sujet, c'est que la matière contingente exclut par définition toute nécessité de conséquent. Cependant elle comporte une nécessité de conséquence. C'est tout particulièrement le cas du contingent en acte ou déterminé. On peut tirer du fait de cette détermination une conséquence nécessaire, car tant qu'une chose est, elle ne peut pas ne pas être. Or le probable ne contient pas le contingent à l'état de possibilité ; surtout de possibilité de plusieurs déterminations différentes, tel