St Thomas. Poster. Analylic, lib. II, lect. XII
3. — St Thomas. Sam. Theolog. I. Ilœ qusest. L.VA'AVF, art. I.
peut être cernée et canalisée par nous. En résumé, la cause et la mesure de l'assentiment de notre esprit, dans n'importe quelle branche de nos connaissances se trouvent dans l'objet lui-même : c'est lui qui, en définitive, détermine la vérité et la certitude de nos jugements. C'est ainsi que la certitude est métaphysique, physique ou morale : et c'est également en vertu du même principe que la probabilité existe.
Telles sont donc dans les grandes lignes, et en tant qu'il est matière de raisonnement, les conditions du contingent qui comporte une détermination causale non nécessaire. Tout autre est le contingent neutre, complètement indéterminé, connu chez les logiciens scolastiques sous le nom de contingent ad uirumlibet. Contrairement à celui dont nous venons de parler, il est tout entier conditionné par la cause 7na/e;'i<;//e : dicitar secundiim càusam materialem '. On comprend donc qu'il implique la possibilité de plusieurs déterminations différentes : c'est pourquoi il est défini comme une puissance ambiguë d'un contraire ou d'un autre. Le raisonnement n'a pas de prise sur une telle matière qui est indéterminée en soi, et ne présente que des possibilités diverses. Le point de départ tout arbitraire ne saurait y conduire à une conclusion ferme. L'aîîirmation et la négation y sont également vraies : negativa et affirmativa siint simul verse '. Ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'elles sont possibles toutes deux, étant comprises au même titre dans la puissance de la cause matérielle. Mais l'indétermination de celle-ci peut