‹ Le Probabilisme moral et la philosophieChapitre 21 sur 162 · I: — .^LBERTUs M. Metaphysic. tract. I, lib. IV, cap. VII · texte numérisé non relu

I: — .^LBERTUs M. Metaphysic. tract. I, lib. IV, cap. VII

FONDEMENT ET NATUKE DU PROB ^ BLE 33

Au reste, Vexlérioriié de la raison ou du motif est. ca très grande partie, inévitable en matière concrète et individuelle. Le contingent de cet ordre ne saurait fouiiiir une cause explicative d'une valeur intrinsèque et universelle : envisagé dans sa pleine et entière individualité, il est radicalement incapable de fonder un rapport nécessaire : il n'a pas la stabilité et la permanence requises pour cela. Bien plus, le contingent individuel résulte de ce qui ne se reproduira pas identiquement. Il est un principe d'Albert le Grand qui trouve ici son application. A proprement parler, dit-il; l'analyse n'aboutit pas à l'imparfait et à l'incomplet : proprie resolaiio non est in imperfectum '. Elle nous conduit à un principe toujours pins élevé dans l'ordre de l'être et de la connaissance. C'est là son résultat spécifique. Ne va-t elle pas de l'effet à la cause, du composé au simple, de la conclusion aux prémisses ? Or dans le domaine du contingent, comme tel, ce procédé ne peut aboutir à un principe premier et complet dans son genre, c'est-à-dire à une cause intrinsèque et universelle. En d'autres termes, il est incapable de nous faire sortir de la contingence et de la particularité. Il est toujours conditionné par l'imperfection d'être et de vérité de l'objet qui lui est soumis. D'où il suit qu'en matièrecontingente l'opération analytique ne peut nous ramener à un principe de démonstration efficace parlui même : aucun objet contingent ne saurait le fournir l'absolu. C'est ce qui se vérifie tout spécialement du contingent neutre où le recours aux moyens extérieurs au sujet s'impose de toutes manières.

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