‹ Le Probabilisme moral et la philosophieChapitre 23 sur 162 · Albertus M. Topic. lib. I, Tract. I, cap. V · texte numérisé non relu

Albertus M. Topic. lib. I, Tract. I, cap. V

téiistiques de chaque objet. » Autrement les raisons données s'appliquent à d'autres questions que celle qui est en jeu : conveniunt aliis et non conveniunt istis de quibus dantiir tanqiiani pî'oximis '. On oh]ecleTai sans doute, que les généralités propres à une matière contingente déterminée n'étant pas universelles de leur nature, ne peuvent fonder une conclusion particulière d'une entière certitude. C'est vrai. Et c'est précisément la raison pour laquelle le contingent constitue le domaine spécifique de la probabilité et de l'opinion.

La raison probable présentera encore bien souvent le caractère d'une cause accidentelle dans l'ordre de la connaissance : causa per accidens, causa ut slgnum. Une chose peut nous apparaître dans son empreinte, dans son image et ressemblance, dans les manifestations plus ou moins lointaines de son action, enfin dans un signe quelconque, Une relation étroite, même nécessaire, peut se rencontrer parfois entre des moyens de ce genre et une conclusion : ils réalisent, dans ce cas, les conditions d'une démonstration rigoureuse a posteriori. C'est ainsi qu'on pourra reconnaître avec certitude le feu à la fumée, ou tel animal, à l'empreinte fossile de sa forme. Cependant la preuve par indices ou caractères purement accidentels n'a pas généralement une telle portée surtout dans l'ordre moral. Ainsi lorsque par des exemples tirés du passé, on veut conclure qu'un fait présentement en question a dû se produire de telle ou telle manière, le raisonnement n'est guère efficace. L'enchaînement causal qu'on cherche à établir de la sorte n'a aucune rigueur : il n'atteint même

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