Aristote. De anima, llb. III, cap. III
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de probabilité moindre, on le verra encore mieux dans la suite notre travail.
11 est cependant une difficulté ou objection que nous ne pouvons pas nous dispenser d'examiner et de résoudre dès maintenant. Elle est tirée d'un passage des « Questions disputées » de saint Thomas où il est dit : « Parfois l'esprit se porte d'un côté de préférence à l'autre : cependant, la raison motrice n'agit pas suflîsamment sur lui pour le déterminer totalement à une partie de la contradiction : de là vient qu'il en accepte une, en restant toujours dans le doute, à l'égard de la partie opposée : cette disposition n'est autre que celle de l'opinant qui adhère à une partie de la contradiction sans être rassuré au sujet de l'autre : illiicl inclinans non siifficienter movet intellectum ad hoc qiiod deierminet ipsum in unam parulem toialiter : unde accipit qiiidem iinanl partem , tamen semper dubilat de opposita '.
On pourrait croire, à première vue, à une contradiction entre le texte qu'on vient de lire et celui que nous avons cité plus haut des « Seconds Analytiques ». Aussi en a-ton abusé dans les discussions concernant la valeur des systèmes probabilistes. C'est principalement le mot diibltat, introduit par saint Thomas dans la description de l'opinion, qui fait difficulté. Mais ce mot ne dit rien de plus, ici, que celui de crainte touchant l'autre partie : formldo allerius. En effet, qui oserait parler, dans le cas dont il s'agit, de doute dans le sens ordinaire du mot ? dans le sens où il exprime l'état d'un esprit partagé entre les deux parties de la contradiction? d'un esprit, daus la