‹ Le Probabilisme moral et la philosophieChapitre 51 sur 162 · NOTION PHILOSOPHIQUE DE LOPIMON · texte numérisé non relu

NOTION PHILOSOPHIQUE DE LOPIMON

nion, la chose se trouve suffisamment éclaircie ; el restent ea quse comprobat opinio, satis fuerit res hsec a nobis probaia *. C'est exactement le cas de l'opinion bien comprise dans sa nature et sa portée.

Dans de telles conditions, le jugement exprime une vérité : d'un côté rien ne nous empêche de le tenir pour tel ; de l'autre nous y sommes invités par l'action convergente de toutes les apparences positives et raisonnées. Qu'est-ce à dire sinon que la chose mérite créance. Et c'est ainsi que se forme l'opinion. Sans doute, la connaissance acquise de la sorte est contingente : elle l'est dans des causes qui ne sont ni nécessaires ni infaillibles par elles-mêmes, à tel point qu'elles ne produisent 1 assentiment que grâce à l'intervention de la volonté : elle l'est, aussi, par suite de la possibilité du contraire. Mais rien de tout cela ne s'oppose à un jugement assertif d'inhérence actuelle de in esse ut nunc : jugement qui tire sa raison d'être et sa portée de causes contingentes qui ne le démontrent pas absolument, mais qui cependant le rendent croyable : r.ic-z^^-v/.ôy , pour parler comme Aristote. Entre la raison d''monstrative et celle qui est dépourvue de toute valeur dynamique, il y a, précisément, celle qui inspire créance. C'est dans ce milieu que se trouve l'opinion, avec tous les éléments qui la composent, la justifient théoriquement.

L'importance de toutes les remarques et distinctions que nous venons de faire, n'échappera pas au lecteur : elles sont capitales pour se faire une juste idée de l'opinion et résoudre les difficultés qui ne manquent pas, en pareille matière.

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