‹ Le Probabilisme moral et la philosophieChapitre 55 sur 162 · APERÇU DE LA DIALECTIQUE ARISTOTELICIENNE · texte numérisé non relu

APERÇU DE LA DIALECTIQUE ARISTOTELICIENNE

Par cette progression décroissante, on se rend compte de la place que la Topique occupe dans l'ensemble de la logique. Elle en est une partie importante et bien spéciale. A vrai dire, elle n'est rien autre que la logique du probable qui porte le nom de Dialectique, dans la philosophie aristotélicienne. La Dialectique ainsi comprise a pour but essentiel de conclure le probable, d'engendrer l'opinion : finis dialecticœ disputationis est fides vel opini'o'. Le probable constitue donc son objet ou matière propre : ce qui s'entend non seulement du contingent proprement dit, mais encore du nécessaire non connu ou reçu comme tel. C'est ce que nous avons appelé ailleurs : probabile secundwn modum acceptionis. Dans ces conditions, la matière de la Dialectique revêt un caractère d'universalité : tout peut rentrer dans son domaine. Auss* a-t-on pu dire qu'elle aborde et résout, par des moyens probables, toutes les questions que la philosophie examine et traite par des moyens essentiels et nécessaires : tentans per probabile de eisdem de quibus philosophia per essentiale médium ^

Ce n'est pas une des moindres difficultés que l'on rencontre dans la lecture des Topiques. On y trouve fréquemment des exemples ou des propositions données comme dialectiques, et qu'on est tenté à première vue, de renvoyer à la science pure et même à la métaphysique. C'est le cas d'appliquer la distinction que nous

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