‹ Le Probabilisme moral et la philosophieChapitre 64 sur 162 · Aristote. Topic. lib. I, cap. I · texte numérisé non relu

Aristote. Topic. lib. I, cap. I

2, — AvERROis CoRDUBENSis. Coiumentar., Topic, lib. I, cap. IX.

d'elles-mêmes à l'assentiment : il n'est pas nécessaire de recourir à quelque donnée intermédiaire pour établir leur vraisemblance : a seipsis Jidem habent. Et si l'intervention d'un moyeu terme se produit, c'est sans préjudice pour leur acquisition immédiate : car il est en quelque sorte inhérent à la proposition elle-même, et partant, saisi, sans recherche en même temps qu'elle. Cependant, Y immédiat ne l'est pas pour tous dans la même mesure. Il admet des degrés qui résultent de la capacité plus ou moins grande des esprits.

C'est ainsi que nous avons tout d'abord, les « probables pour tous » : qaœ videiitur omnibus. C'est le cas où la chose est vraisemblable pour tous au premier aspect. Ceci, à vrai dire, n'est pas sans causer quelque étonnement. Car les choses qui font cette unanimité de jugement remplissent d'ordinaire toutes les conditions requises pour la certitude. Ou ne voit guère ce qui peut leur manquer sous ce rapport. Mais cette difficulté se résout d'elle-même si l'on réfléchit à l'étendue du domaine de l'opinion, dans la doctrine des anciens. Nous avons vu qu'il comprend les données immédiates des sens : scientia non est de singularibus siib sensu cadentibus. C'est affaire de l'opinion. Dans les choses probables « qui paraissent à tous » on fera donc rentrer les données contingentes immédiates. On y comprendra ensuite celles où le motif d'assentiment est perçu sans recherche, proprement dite, en même temps que la chose elle-même : dans ce cas, les vraisemblances sont très apparentes : statini occurrunt in superficie et in exterioribus rei *. Ainsi de gros nuages

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