‹ Le Probabilisme moral et la philosophieChapitre 68 sur 162 · Albebtls m. Topic, Hb. I, Iract II, cap. I · texte numérisé non relu

Albebtls m. Topic, Hb. I, Iract II, cap. I

lliS ÉLÉMENTS CONSTITUTIFS DE LA PROBABILITÉ

Aristote énumère trois lieux communs de propositions primitives du syllogisme dialectique. Le premier est explicitement indiqué dans la définition même que nous avons rapportée plus haut : Est dialectique une proposition probable pour tous, ou pour le plus grand nombre, ou pour les plus savants, etc. Nous avons vu que le fondement de la distinction de ces différentes classes de connaissants réside tout entier dans les vraisemblances objectives plus ou moins immédiates : autres sont celles qui déterminent le probable pour tous, autres celles qui le déterminent pour les savants ; mais elles conviennent toutes en ceci qu'elles sont respectivement immédiates : probabile sic dictuni verisimile est quod per sui ipsius veritatis figuram videtur omnibus ant pluribus, etc '. Les jugements qui réunissent ces conditions se présentent donc avec des caractères manifestes de probabilité. Ils sont avec le syllogisme probable dans le même rapport que les premiers principes avec le syllogisme démonstratif. Nous compléterons plus loin ces explications touchant ce premier lieu de propositions primitives et communes du syllogisme dialectique.

Le deuxième est connu sous le nom de locus a simili, c'est-à-dire par ressemblance ou analogie. Les semblables en effet donnent lieu à des jugements de même nature. Les probables ne font pas exception à cette loi. Une donnée quelconque est tenue pour probable, par le fait même du rapport de similitude qu'elle soutient avec une autre d'une probabilité reconnue. Nous n'avons plus là le probable immédiat à proprement parler. Cependant, on

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