Albertls m. Topicor. lib. I, tract. I, cap. I
ne peut pas dire qu'il soit formellement inféré. C'est par la simple constatation du fait de la ressemblance qu'il est obtenu, ou en d'autres termes par l'application d'une règle générale et uniforme à tous les cas particuliers.
Mais ce n'est pas seulement entre deux termes de même nature qu'un rapport de similitude peut exister : mais encore entre deux termes qui font contraste. Si les contraires, en effet, sont destructifs l'un de l'autre quant à leur réalisation simultanée dans le même sujet, il n'en est pas de même quant à leur connaissance. Dans ce cas, l'un évoque l'autre et loin de s'exclure ils s'accompagnent plutôt. C'est l'effet d'une certaine ressemblance dans leur contrariété même : similitudo ad contrarium. Comme ils présentent des caractères inversement semblables, ils donnent lieu par là même à des jugements qui se correspondent en sens opposé. C'est ce qui se vérifie pour les probables contraires. C'est pourquoi ils sont compris dans le Heu des probabilités par ressemblance : contraria secundiim repugnantiam proposita, probabilia videbwitur *, dit Aristote. Nous affirmons alors le contraire du contraire par l'effet d'une simple comparaison.
Enfin nous avons une troisième source générale de propositions dialectiques dans les opinions des savants spéciaux : mani/estum est, et omnes opiniones que circa artes sunt dialecticas esse propositiones *. Le dialecticien s'empare d'une opinion enseignée par un spécialiste d'un art quelconque et lui attribue de ce fait une valeur de probabilité dialectique. De telles propositions sont immédiates en ce sens qu'on les érige en principes du syllo-