‹ Le Probabilisme moral et la philosophieChapitre 70 sur 162 · Aristote. Topicor., Ub I, cap. VIII · texte numérisé non relu

Aristote. Topicor., Ub I, cap. VIII

gisme probable, sans autre raisonnement ; c'est-à-dire sans l'intervention d'un moyen terme propre à l'objet en question, mais uniquement sur la constatation de leur origine, en vertu de l'adage : perltis in artecredendum est ' . Si l'on admet avec Averroès qu'il s'agit dans cette classe de propositions dialectiques, de vérités d'expérience commune ou regardées comme telles, le motif d'autorité n'est pas seul en jeu ^ Quoiqu'il en soit ce n'est pas une valeur dogmatique qui est attribuée aux emprunts faits dans ces conditions, mais une certaine probabilité : ce qui n'a rien d'excessif, si l'on réfléchit que cette probabilité est soumise à l'acceptation du a répondant ». Sans doute, les conclusions propres à une science particulière peuvent bien exprimer des vérités certaines et définitivementacquises ; mais en tant que tenues sur la foi des savants, elles ne dépassent pas les limites de la probabilité secundum modam acceptionis. En tout cas, elles peuvent être utilisées, dans une certaine mesure, dans la discussion dialectique '.

Tels sont donc les trois lieux communs de propositions dialectiques : communs à tous les autres procédés d'argumentation, dans ce sens qu'on peut s'en servir aussi bien dans un problème de définition que de genre, de propre ou d'accident. Dans toutes ces questions on peut avoir recours à ces sources générales d'argumentation. Dans le premier de ces trois lieux communs, nous avons :

Page 1