‹ Le Probabilisme moral et la philosophieChapitre 7 sur 162 · Albertcs.M. Perï Ilermeneias, lib. I, hact. V, cap. VI · texte numérisé non relu

Albertcs.M. Perï Ilermeneias, lib. I, hact. V, cap. VI

entre le probable qui est tel par la condition de son objet et celui qui résulte de notre manière de prendre ce qui, par ailleurs, est ontologiquement nécessaire .: probabile secandum modum acceptionis '. C'est conformément à cette distinction qu'il peut dire dans un autre passage : « les choses éternelles et immuables peuvent être démontrées par leurs causes intrinsèques et essentielles. Cependant en tant qu'elles sont traitées et établies par des moyens vraisemblables, elles sont objet d'opinion : tamen per signa in eis inventa etiam opinabilia sunl *. C'est ainsi que l'oubli ou l'ignorance d'un moyen nécessaire nous font passer sur le terrain de la probabilité et de l'opinion.

Dans le contingent tel que nous venons de le définir, nous avons donc la matière propre de la probabilité ; c'està-dire que le probable y résulte des conditions essentielles de l'objet lui-même. Mais ce n'est pas le contingent envisagé de la sorte qui peut nous donner la notion propre et formelle du probable : c'est bien plutôt le contingent comme cause dans l'ordre de la connaissance et motif d'assentiment. C'est par là seulement que s'explique ce caractère ou cette qualité particulière que nous appelons probable. Il importe donc de nous faire une juste idée de la nécessité et de la contingence dans les causes ou moyens termes de nos connaissances. C'est ce que nous ferons sommairement, en remontant' aux principes qui dominent la matière.

11 existe comme une échelle de valeurs, par rapport à

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