DE LA CONSÉQUENCE DANS LE RAISONNEMENT PROBABLE
Nous avons parlé jusqu'ici de certains éléments communs à toutes les classes de discussions dialectiques : ou plutôt, nous avons indiqué les sources les plus générales de ces éléments qui sont les premiers principes du syllogisme probable. Nous avons vu ensuite que toutes les questions ou problèmes dialectiques se ramènent à quatre : car toute question est relative à l'attribution d'un prédicat à un sujet : attribution qui se fait nécessairement à l'un ou à l'autre des titres suivants : définition, genre, propre, accident. Et c'est le but principal de la Dialectique de nous enseigner un procédé, une mélbode d'argumentation pour traiter et résoudre chacun de ces problèmes généraux. Il nous reste maintenant à traiter d'un autre élément du syllogisme dialectique ou probable : là conséquence. Quelle en est la rigueur ou la portée?
Les anciens, d'après Boèce, distinguent plusieurs degrés de conséquence logique. En premier lieu, se place la conséquence intrinsèquement nécessaire : consquentia necessaria et non probabilis \ Elle se vérifie dans la démonstration proprement dite. Nous savons que celle-ci s'appuie sur des prémisses qui sont la cause immédiate et universelle de la conclusion. Le moyen terme, c'est-à-dire l'instrument qui unit, en pareil cas, le prédicat avec le sujet, est d'une efficacité absolue. Il ne prouve point par une cause éloignée ou contingente, mais nécessaire et intrinsèque, dans l'ordre de l'être comme dans celui de la