Albektls m. Topicor., lib. I, tract. III, cap. II
oi'ji; -'.; r.ôY). On peut voir par là. encore nne fois, combien une telle doctrine diffère de celle qui se trouve à la base des systèmes probabilistes actuels. Là où les anciens disaient : la contrariété du témoignage des savants ou des arguments de raison est un obstacle à la genèse de l'opinion : celle-ci dans de pareilles conditions ne saurait se produire ni dans un sens ni dans l'autre ; les auteurs modernes disent, eux : dans ce cas, il y a place pour deux opinions : iilroque modo opinamur. L'opposition ne peutêtre plus directe.
Voyons maintenant ce que vaut, dans sa teneur intrinsèque, l'objection que nous avons rapportée plus haut.
Le probable, dit-on, est « ce qui parait » ; or rien ne s'oppose à ce que deux contraires paraissent en même temps, bien plus, à ce qu'ils paraissent V7'ais l'un et l'autre : apparere hoc esse verum et apparere oppositum esse verum non sunt contradictoria ' : nous n'avons pas, en pareil cas, affirmation et négation de la même chose.
Comme nous venons d'en faire la remarque, une telle assertion, supposition faite de sa vérité et de sa réalisation, ne nous mettrait nullement en face de l'opinion, mais seulement d'un problème dialectique : nous aurions deux conclusions résultant d'égales vraisemblances, ce qui constitue un lieu de questions dialectiques, comme le dit explicitement Aristote : "E'z-'. ot rpoê/.rj aara ... 5'.à-:ô rsp'! iLt'vO-rÉpojv cîvai /ôyo'-iç T:i,9avo'jç *. Mais abordons plus directement l'examen de l'objection dont il s'agit. Pour plus de clarté, voyons sous quelles formes particulières
i. — JoANîîEs A St Th., ut sapra.