‹ Le Problème Autrichien et la Question tchèqueChapitre 48 sur 57 · I. — Les projets de la solution du problème · texte numérisé non relu

I. — Les projets de la solution du problème

La politique des Jeunes Tchèques. — Le fédéralisme des Jeunes Tchèques. — Le projet de la révision constilutionnelle de 4903. — Le programme actuel des Jeunes Tchèques. — Les divers partis politiques tchèques ; les réalistes. — Le programme des réalistes. Les socialistes et le problème autrichien. —- Les socialistes et les luttes nationales. — Le programme des socialistes allemands. — L'autonomie complète des diverses nations en Autriche. — Le système de personnalité. — La question des écoles. — La question des langues. — Le triomphe de la démocratie — La critique de ce

système. — Le système de territorialité. — L'’Autriche, fédération des territoires nationaux homogènes.

Conclusion. La réforme électorale de 1906-1907. — Le suffrage uni-

versel et ses conséquences pour l'Autriche.

Le Compromis de 1890 n’était peut-être pas si mauvais qu'on le croyait en général en Bohème. Néanmoins les Jeunes Tehèques plus radieux avaient réussi d'amener le désastre des Vieux Techèques. IL aurait donné quelques concessions sérieuses aux Tchèques, l’idée de la formation des groupes administratifs qui

ne comprendraient autant que possible que des habitants de.

aujourd'hui une solution quelque peu sérieuse du problème, ne peuvent que

même race élait excellente et ceux qui proposent

pariir de ce principe. Il paraît être la condition indispensable de loute la solution de la question tchèque. Cette solution, nous l'avons vu, fut proposée déjà en 1848 à Kremsier, à l’époque même où les luttes nationalesn En effet, li

‘étaient pas encore si acharnées.

pstitution des circonscriptions homogènes qui au-

raient une large autonomie aboutirait à rendre les nationalités

elles-mêmes juges et maîtresses de leurs propres intérêts et à

diminuer dans une très vaste mesare l’ingérence de l'Etat dans

leurs affaires, le programme fut repris depuis par le parti réa-

liste et développé par les socialistes qui en ont tiré les dernières conséquences.

Mais dans les circonstances, où le Compromis fut élaboré, on

ne pouvait songer un seul moment à l'accepter. L'opinion pu-

blique en Bohéme était radicale, le droit historique qui recevait

dans le Compromis un si rude Coup était toujours la devise de

toute la politique tchèque et les cris de joie poussés par les AI-

lemands montraient suffisamment quel parti en aurait tiré le

Ce fut donc le raüicalisme national des Jeunes Tchèques qui triompha.

plus de profit.

Les Vieux Tchèques, conservant en principe toujours le droit d'Etat, se sont rejetés dans la voie de la politique nationale op-

portuniste. Les Jeunes Tchèques les remplacèrent Pour s'engager

bientôt dans la même voie. Et ce n'était pas seulement dans les

questions nalionales, mais dans tout leur programme. Eux aussi

comme les Vieux Tchèques considéraient le droit historique de

Bohême comme sacré : Pour eux aussi il était le but final de la

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