‹ Le problème commercial dans l'industrieChapitre 2 sur 13 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

POSITION DU PROBLÈME

Un fait est hors de doute : Notre insuffisance passée.

A cet égard, le consentement est général ; bien que les avis sur les causes en soient variables, on peut dire que personne ne nie plus, ce qui serait d'ailleurs se refuser à l'évidence des chiffres, notre exclusion progressive depuis dix ans des marchés que nous tenions autrefois, ni l'augmentation constante de l'importation chez nous des articles étrangers.

'Laissons à chacun son opinion sur les raisons d'ordre extérieur à l'action du commerçant par lesquelles on explique cette situation j supposons même que rien à cet égard ne doive changer dans le futur, il n'en est pas moins vrai que tout perfectionnement dans nos procédés commerciaux est de nature à améliorer la position antérieure et qu'il y a intérêt à le voir appliquer.

En réalité, pour exposer les améliorations possibles et détailler les procédés qu'elles comportent, le temps et la place dont nous disposons sont insuffisants et nous permettent à peine d'effleurer un problème dont l'étude complète demanderait un gros volume.

Nous pensons cependant nous rendre utile, même obligé à nous limiter aux points principaux et aux généralités, en indiquant comment un industriel qui fait commerce de ses propres produits peut organiser son Entreprise pour tendre automatiquement à augmenter ses ventes et à réaliser des bénéfices.

Les causes les plus importantes du succès industriel sont les smivantes :

POSITION DU PROBLÈME

I. — Fabriquer rarticle qui convient aux besoins de la clientèle, suivre attentivement le? modifications de cesbcsoins et modifier parallèlement les fabrications.

Avoir la certitude que l'article qu'il faut fabriquer une fois défini reste constamment semblable à lui-même tant que son changement n'est pas voulu.

II. — Fabriquer l'article voulu au meilleur prix possible sans déchéance de qualité, et le vendre le meilleur marché possible en conservant un bénéfice raisonnable et chiffré.

III. — Rechercher constamment dans les relations avec la clientèle la satisfaction des commodités de celle-ci.

IV. — Tenir sans cesse le contact avec le client à l'aide d'un service de représentants et de voyageurs tenaces, instruits et bien documentés.

V. — Consentir comme conditions, délais de paiement, crédits tous ceux qui peuvent logiquement être attribués à la ^clientèle sans tomber dans l'abus, mais suivre sans cesse les

découverts de façon à éviter les mauvaises affaires.

VI. — Avoir un stock de produits fabriqués, livrables dans le délai minimum possible e,t avec le minimum d'effort de la paît du client, sans risquer toutefois les avaries et la déchéance dues au vieillissement.

VIL — Faire connaître l'article, en inontrer les avantages, en préconiser l'emploi et le faciliter par une Publicité bien comprise et efficace.

Il nous semble superflu de nous appesantir sur l'importance de ces moyens d'action; ils ne sont évidemment pas les seuls utilisables, mais ils sont les principaux et nous allons passer en revue les méthodes générales dont l'emploi permet de les mettre en œuvre.

Répétons toutefois, que nous n'avons pas la prétention, ce faisant, de résoudre dans ses détails chaque cas particulier, mais seulement d'indiquer la base sur laquelle chaque industriel, chaque commerçant doit s'appuyer en se demandant, lorsqu'il étudie une mesure prise ou à prendre, si elle satisfait aux principes généraux d'action que nous indiquerons tour-à-tour.

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