‹ Le Problème Cotonnier et l'Afrique Occidentale FrançaiseChapitre 26 sur 69 · T LE PROBLÈME COTONNIER · texte numérisé non relu

T LE PROBLÈME COTONNIER

C'est celle du « Champ du commandant » qui permet aux administrateurs d’agir par la contrainte tout en donnant satisfaction à l'intérêt des indigènes.

« L'administrateur exige :du chef de la tribu qu'un champ. supplémentaire soit ensemencé et cultivé en coton par les indigènes de cette tribu. C’est le « Champ du commandant ». Au moment de la récolte, l’administrateur vend le coton aux enchères et verse le produit de la vente au chef de la tribu qui le répartit à ses ressortissants. Tous éprouvent la surprise agréable de ne pas avoir été contraints de travailler gratuitement pour l’administration et, l’année suivante, ils sont les premiers à s'occuper du champ du commandant. Voilà un bel exemple de pression et de persuasion combinées (1). >

Parmi les récentes initiatives de l'Administration il paraît bon d'insister à nouveau sur la convention passée au début de 1925 entre le Haut Commissariat du Togo et la Société la Cotoa. Il y a là une forme nouvelle d'association entre l'initiative privée et l'Administration qui peut donner d'excellents résultats (2).

Nous ne citerons pas les nombreux arrêtés et circulaires du Gouvernement général et des Lieutenants Gouverneurs parus depuis vingt-cinq ans et nous n’en retiendrons que trois. C'est d’abord un arrêté regrettable de 1910, d’ailleurs rapporté, interdisant l'importation de semences étrangères à la suite des déceptions rencontrées avec les graines américaines. Son objet était d'empêcher l'introduction de maladies parasitaires et le métissage des meilleurs plants indigènes. Cet arrêté a entravé les expériences durant plusieurs années.

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