‹ Le Problème Cotonnier et l'Afrique Occidentale FrançaiseChapitre 33 sur 69 · PE LR EE TER · texte numérisé non relu

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Le village-école

La solution qui paraîtrait logique et qu'on pourrait tout au moins expérimenter, n’est pas la fermeécole, mais le village-école, mettant les indigènes dans la siluation qu'ils doivent définitivement occuper. Le village-école serait destiné à former dans le délai de huit à dix ans, un centre définitif de civilisation et de culture rationnelle. Les élèves sont, non pas des jeunes gens isolés, mais de jeunes familles, de jeunes noirs mariés, ayant une ou plusieurs femmes suivant les mœurs de la région. Ils sont installés comme fermiers avec leurs femmes et leurs jeunes enfants. Le missionnaire catholique ou protestant a sur eux une particulière autorité.

L'emplacement du village est choisi sur une voie fer-

rée ou sur un point du fleuve navigable presque toute l'année, et ré gulièrement desservi. L'eau potable et l'eau d’arrosage sont abondantes, la terre fertile, la population environnante assez dense afin de profiter de l'exemple et &e permettre le développement de l’instruction agricole.

{l comprend une centaine de fermes de 20 à {o hectares. Les constructions sont faites suivant un type à étudier, correspondant au climat, au mode de culture, à la vie indigène améliorée (1).

Chaque ferme comprend, au moins, la maison d'habitation pour l’élève noir, sa femme, ses enfants et un ou plusieurs auxiliaires; une écurie, un hangar pour remiser le matériel, un hangar à récoltes, une pompe

1. On étudierait à cet effet l’organisation des fermes du Texas cultivées par des hommes de couleur.

ou une prise d’eau et les accessoires indispensables. Par groupe de 3 fermes existe la maison habitée par le moniteur de culture, européen ou noir, et au centre des fermes et à proximité d’une gare est le bourg habité par le directeur européen du village-école. On y trouve une école de garçons et une école de filles, un bureau de poste, un dispensaire où des conseils d'hygiène sont donnés, une salle de réunion, avec possibilité de faire des projections ou des représentations cinémalograr phiques, une mission catholique ou protestante et tous les artisans européens ou indigènes utiles au fonctionnement du village: charrons, maréchal-ferrant, charpentier, maçon, couvreur, menuisier, ayant chacun deux ou trois apprentis. À proximité du bourg est une ferme d'essais de culture et de dressage d'animaux de trait. |

Le bourg possède en outre une boucherie, une épicerie, un comptoir où les fermiers peuvent acheter à bon compte tout ce qui leur est nécessaire, et vendre avec certitude, à un cours connu, les produits de la ferme ; une auberge capable d’accueillir les européens de passage et les indigènes.

Le comptoir et les commerçants n’ont aucun monopole, Tout commerçant européen ou indigène peut commercer ou s'installer dans le bourg où des terrains sont réservés pour les constructions et sont vendus. Le directeur provoque au contraire la concurrence et le peuplement du bourg afin de faciliter l'écoulement des produits,

Le personnel européen est composée du directeur du village-école, du directeur de la ferme d'essais de culture, élevage et dressage d'animaux de trait, du missionnaire catholique ou protestant, d'un instituteur et

d'une institutrice européens, quatre femmes européennes chargées du dispensaire, de l’enseignement ménager, et du bureau de poste, des agents de commerce du comptoir, Les commerçants sont européens ou indigènes, de même que les moniteurs de culture répartis entre les fermes. Le village école comporte donc un groupement de 5 à 6oo habitants répartis sur environ 3,000 hectares.

Le directeur du village-école doit avoir des pouvoirs de magistrat, comme les ingénieurs des services d’hydraulique agricole de l'Inde, et pouvoir infliger sans appel des peines allant de un jour à un mois de prison, principalement pour fautes dans la culture; labours superficiels, semis tardifs, mauvaise fumure, négligence dans les soins du bétail.

Afin de mettre en jeu immédiatement l'intérêt personnel, l'élève fermier est locataire de la ferme dans des conditions à étudier. Il travaille sous la surveillance quotidienne du moniteur et paie son loyer sur le bénéfice de sa récolte. Il paie son ou ses jeunes auxiliaires. Le fermier doit acquérir peu à peu, par son travail, le matériel de culture mis à sa disposition : les instruments agricoles, le mobilier, les animaux de trait, ete.

Si, par sa conduite et son travail, il arrive, après plusieurs années, à acquérir le train de culture, la ferme lui sera vendue à tempérament, Ce sera une famille instruite et définitivement installée. Le village se développera alors par la création denouvelles fermes ou d'un centre voisin. On visera à la méthode de la tache d'huile. Le succès d’un village-école provoquera la création de villages voisins avec un personnel dirigeant beaucoup plus réduit.

En principe, le directeur cherchera à avoir le plus tôt possible, non seulement une exploitation payante

par des cultures rémunératrices, mais encore à amortir les frais de premier établissement.

Le village-école ayant acquis, après une dizaine d'années, une autonomie suffisante par l’éducation agricole des indigènes et la vente des fermes, sera laissé aux indigènes, et le personnel européen, réduit à un seul agent sera utilisé dans les créations de villages semblables dans la même région, aussi peu éloignés que

possible du premier de manière à suivre toujours la méthode de la tache d’huile et à ne pas laisser sans sur-

veillance le premier village.

On objectera peut-être, pour diverses raisons, que ce projet est utopique. Nous n'avons nullement la prétention qu’il soit définitif. C’est plutôt le schéma théorique permettant l’étude d’une application pratique. Devant l’échec de la ferme-école, nous avons cherché à en déterminer les causes et nous estimons que le meilleur procédé d’éducation agricole n’est pas de créer des écoles techniques élémentaires comme on l’a !pratiqué jusqu'ici, et qui sont bonnes seulement dans les pays civilisés d'Europe où l'élève peut utiliser les connaissances acquises dès sa sortie de l'école et dans sa familie.

Le Noir d'Afrique est un mineur qui a besoin d’une contrainte paternelle. La méthode d'instruction doit être différente. Ce n'est pas seulement la culture qui est à enseigner. On doit élever moralement l'indigène et le placer dans un organisme possédant les rudiments d’une vie civilisée. Cet organisme, c’est le village-école.

Certains diront que les sommes nécessaires à la création de semblables organismes sont trop élevées. Il n’est pas indispensable de créer le village-école tout d'une pièce. On utilisera un centre déjà existant ou bien

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on développera peu à peu le village nouvellement créé de manière à obtenir, après quelques années, le village type.

Le directeur sera moins un fonctionnaire que le directeur d’une vaste exploitation agricole dont il devra amortir le capital de premier établissement. En réalité, et au point de vue de l'intérêt général, ce capital sera placé à intérêts composés, si on considère que les villages-écoles augmenteront considérablement la richesse du pays en élevant le niveau moral des indigènes,en assurant leur éducation agricole, en décuplant le rendement de la terre et en augmentant par là même le rendement des impôts.

Il semblerait bon que le village-école créé par l’administralion jouisse de l’autonomie financière, comme s’il s'agissait d’une entreprise privée et avec un mode de contrôle à constituer. Le gouvernement de la colonie avancerait le capital de premier établissement, en contrôlerait l'emploi et comblerait les déficits des premières années (1). On connaîtrait exactement le montant des frais engagés, les remboursements eflectués et le bénéfice réalisé.

Le village-école ne doit pas être établi avec l’intention de cultiver principalement le coton, mais avec celle d’éduquer l’indigène dans une entreprise financièrement viable. La culture du coton étant triennale et n’exigeant ni installation spéciale, sauf la proximité d'une usine d’égrenage, ni instruments culturaux particuliers, il sera toujours loisible de la restreindre ou de

r. Le système belge consistant à confier fréquemment l'édutation agricole aux missionnaires catholiques ou protestants est incontestablement le plus économique et assure le continuité de

la direction.

l’'augmenter,au gré de la fluctuation des prix de vente, sans autre dommage qu'une légère fluctuation dans son

assolement cultural.

La question de là charrué et des animaux de trait

Les résultats à attendre du village-école ou de la ferme-école, sont lointains. Le petit nombre d’européens ou de noirs américains dont on disposera, sera tel, par rapport à l'immense étendue du pays, qu'une éducation agricole sérieuse sera nécessairement limitée a une partie infime des vastes territoires de l'A. O. F. La culture rationnelle ne sera peut-être généralisée qu'après plusieurs générations.

En attendant, un progrès sensible serait obtenu, si on arrivait simplement à remplacer par la charrue le travail à la houe et le portage à tête d'homme par les animaux de trait ou de bât. La charrue offrirait la possibilité de mettre en état de culture des étendues beaucoup plus vastes que par le passé sans augmenter le nombre des ouvriers agricoles. On évalue de plus le rendement des champs labourés à la charrue de un à deux tiers plus élevé que celui des champs travaillés à la pioche.

Les expériences poursuivies au Dahomey, au Togo, en Nigeria et en Afrique Orientale durant plusieurs années ont démontré que, même sous une direction étrangère compétente, les indigènes n’apprennent pas rapidement le maniement de la charrue ainsi que le dressage des animaux de trait. 11 semble qu'il leur faille de nombreuses années pour arriver à ce résultar.

La difficulté d’introduire l'emploi de la charrue est

quelquefois telle que dés experts du Comité colonial Allemand en Afrique Orientale estimaient que la chartue ne serait jamais adoptée par tous les indigènes.

D'uné utilité pratique certaine serait l’énseignement par l’image. Des manuels populaires, composés d'images fépréséntant la culture dans la colonie même, avec la charrue et autres instruments agricoles, faisant valoir les avantages de ce mode de culture, montratit la meilleure manière de dresser ét de soigner les animaux de trait, contribueraient à propager un mode de cuhure rationnel.

Des missions agricoles, composées de cuültivateurs européens et de noirs instruits, de mulets, de bœufs et dé matériel agricole, pourraient séjourner quelque temps dans les régions où la population est dense et se livre volontiers à la culture.

Ces missions vendraient à un prix réduit des animaux de trait, du matériel agricole de toute sorte après en avoir montré l’emploi.

A côté des missions qui passent, il semblerait utile, dès que les moyens de transport seront suffisants, d’organiser dés expositions de machines, instruments et objets usuels employés dans la culture, ainsi que les Allemands ont fait au Togo.

On ne se dissimulera pas que tous cés procédés d'instruction seront inefficaces s’il ne sont appuyés sur des institutions permanentes comme le village-école ou la terme école. Ils sérotit considérés comme les moyens de propagande dans le voisinage de ces centres fixes d'instruction et de ravitaillement en animaux de trait tout dressés.

En même temps que la propagande à faire pour

l'emploi de la charrue, il convicnt d'étudier avec le plus grand soin et d’expérimenter les modèles variés d'outillage à utiliser d'après la nature différente des terrains dans les diverses parties de la colonie.

La charrue et l'outillage ne peuvent pas être ceux adoptés en Europe. Les animaux de trait de l'A. O. K. sont moins forts que ceux d'Europe et ne peuvent pas travailler aussi longtemps. De là découle la nécessité d'utiliser un matériel léger, rustique et bon marché, ne fatigant ni les conducteurs, ni les animaux (1).

Les régions côtières où les animaux de trait ne peuvent vivre à cause de la mouche tsé-tsé, sont limitées à la bande étroite de territoire qui longe le littoral de la Côte d’Ivoire, du Togo, du Dahomey, et à quelques rares régions de l’intérieur, sur les rives de certains fleuves. Le mulet et le bœuf peuvent être employés dans tout le reste de la Colonie.

Les Allemands avaient fait au Togo un eflort mérire afin de répandre au plus tôt l'usage de la charrue. Le résultat fut médiocre. En vue d'éviter le retour des

1. Les labours que l’on pourrait effectuer actuellement en À. O. F. avec les bœufs indigènes, ne dépassent guère o m. 15 de profondeur. De l'avis des agronomes, le rendement serait bien supérieur si le sol était labouré plus profondément. IL est difficile d'augmenter la profondeur, car il faudrait atteler sur un instrument plusieurs paires de bœufs, ainsi que cela se passe sur les terrains argileux d'Europe; or, les conducteurs arrivent très difficilement à obtenir une traction simultanées des animaux; la formation des conducteurs est peut-être plus difficile que le dressage des bœufs. Onen est réduit àemployer des instruments légers traînés par un ou deux bœufs et répéter les façons culturales.

La période la plus favorable pour effectuer les labours en A. O. F. est celle qui suit la saison des pluies alors que le sol

est encore frais et que la température peu élevée ne fatigue pas les animaux.

mêmes expériences, il n’est pas inutile de connaître leurs procédés

Les mesures suivantes avaient été prises : fondation d'un dépôt de charrues d’où la répartition des charrues et autres instruments aratoires de toute sorte, était faite entre les communes et les indigènes à leur compte, à moitié du prix de revient, voyages de représentants du Comité colonial dans toute la Colonie pour y faire la propagande des charrues et enseigner aux indigènes la manière des’en servir. On leur prêtait tout d’abord ces charrues, on leur en faisait cadeau plus tard lorsqu'ils avaient effectivement travaillé le sol avec elles. De plus, des primes de « charruage » en argent ou objets utiles, étaient accordées aux indigènes selon leur habileté dans le labourage à la charrue (x).

Les tracteurs agricoles avec moteurs à essence et outillage mécanique permettent d'augmenter l’étendue des cultures, En principe, ils diminuent le prix de revient et effectuent des labours plus profonds.

L'usage des tracteurs est à encourager dans les exploitations européennes, mais il reste inutilisable dans les exploitations indigènes, où il ne pourra de longtemps éliminer les animaux de trait.

Plusieurs sociétés étrangères emploient dans leurs cultures de coton en Afrique Orientale, des treuils mus par des locomobiles. La vapeur et le pétrole sont malheureusement d’un prix trop élevé en A. O. F. Les tracteurs font de la besogne plus rapidement que les

1. D’après le rapport du Délégué allemand au 7° Congrès international cotonnier.

bœufs, mais les frais d'exploitation sont onéreux et l'emploi de ces tracteurs peut être rendu difficile par les canaux d'irrigation.

On notera toutefois que les tracteurs rendraient d'immenses services dans le premier aménagement des fermes en défrichant le terrain après désouchage, celui-ci élant pratiqué à la dynamite, comme dans la forêt canadienne, lorsqu'il présente des difficultés. Sur la plupart des terrains, un premier labour profond de o m. 30, assurerait la fertilité da sol pour plusieurs années (1).

Ce serait « mettre la charrue avant les bœufs » que de compter vulgariser l’usage de la charrue, si, auparavant, la question des animaux de irait n’avait reçu de solution. De l’abondance, du bon marché des animaux de trait, dressés au travail, dépendent avant tout l'usage de la charrue. Nous avons dit que depuis la fin des hostilités on avait distribué des charrues à des travailleurs indigènes de l'A. O. F. ayant séjourné en France, et

1. La guerre a démontré la nécessité de développer Poutillage

mécanique en Europe. Les progrès qui résultèrent de l'effort plus grand faitpar les savants etles industriels pour réaliser un outillage pratique, doivent profiter à nos colonies. Avant la guerre déjà, les agriculteurs des Etats-Unis avaient sur ce terrain une avance considérable sur ceux du vieux continent ; non seulement leur outillage mécanique leur permettait de cultiver 10 hectares de céréales à l'aide d’un seul ouvrier, mais ils étaient parvenus à employer des machines pour les opérations spéciales dans la culture arbustive, par exemple, celle du cotonnier, pour laquelle cet emploi semblait devoir rencontrer d’assez grandes difficultés. C’est ainsi que des résultats intéressants ont été obtenus dans la culture du coton à Taft's Ranch (Etats-Unis) (Communication de M. du Vivier de Streel au Congrès d’Agriculture coloniale de 1918).

qu'on n’était arrivé à aucun résultat sérieux. Pourquoi ? La routine, l'ignorance, l'attachement à des habitudes séculaires ne sont pas les seuls motifs de cette abstention. L'indigène n’a pas les animaux de trait dressés et adaptés aux machines qu’on lui donne. Aurait-il ces animaux qu'il ne saurait pas les soigner comme il convient.

Les bœufs indigènes, dont les diverses colonies de l'A. O. F. offrent des types très variés, n’ont jamais été assujettis au travail. Ils sont gardés en troupeaux dans les pâturages et souvent parqués. Il n’y a pas chez les animaux cet atavisme créé par des siècles de discipline. Souvent les bêtes sont rétives et le dressage est long. Il conviendrait peut-être d'étudier le croisement avec des taureaux d’autres pays comme le Texas, les Indes ou l’Afrique du Sud, en vue, non seulement d’améliorer la race, mais afin d'obtenir des animaux facilement dressables.

Le noir, à l'heure présente, est, sauf exception, incapable de dresser des bœufs. Ce dressage doit être fait sous la direction de cultivateurs européens particulièrement compétents, aidés de noirs intelligents, qui seraient leurs élèves. De bons valets de ferme sont tout désignés pour le dressage des bœufs et l’instruction des noirs (x).

Il est nécessaire d'améliorer le bétail, non seulement par le croisement, mais par une alimentation plus substantielle que celle des animaux de la brousse. Cette aliinentation est indispensable en vue de combattre le dépérissement que provoque un travail pour lequel ce

1. Il a été démontré que le noir est présentement, non seulement incapable de dresser seul les bœufs, mais qu'un noir ayant appris l’usage de la charrue, conduit difficilement deux bœufs au

lieu d’un. Or, de nombreux terrains réclament un attelage de & bœufs, en vue de labourer à une profondeur de 0 m. 25.

bétail n’a que de médiocres dispositions. Aussi la question des cultures fourragères est-elle liée à celle du coton à la fois pour l’assolement et en vue de nourrir convenablement le bétail. Pendant la saison sèche, le pays est souvent brûlé par le soleil et ne peut pas fournir la nourriture du bétail qui végète misérablement. On doit, durant la saison des pluies s’approvisionner en fourrages . Les cultures fourragères sont encore insuffisamment connues en À. O. F. (1).

Le mulet est plus employé que le bœuf dans les cultures cotonnières des Etats-Unis. Le mulet vit très bien et peut travailler en A. O.F. sur la plus grande partie du territoire. Il n’y a aucune raison de ne pas le propager et l’employer. Son dressage est plus rapide que celui du bœuf indigène. Il est possible que le développement de l'emploi de la charrue sur quelques points de VA. O.F. dépende de la rapidité avec laquelle le travail au mulet deviendra usuel.

1. La Station de Richard-Tall obtint en 1913 des résultats satisfaisants au point de vue de la uourriture par des mixtures de mil, données en barbotage aux animaux, mélangés avec des aliments mélassés. L'A. O.F. est, par l’arachide, une grande productrice de matières grasses. Elle serait en mesure de fournir des tourteaux qui feraient une excellente nourriture. Les bœufs du Texas sont nourris en grande partie avec les tourteaux provenant des huileries, qui traitent la graine de coton.

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