Id,, p
2. C'est le cas fort souvent pour les négateurs de la personnalité divine. =
Conclusion 129
même, c’est-à-dire la tendance à se complaire dans le moindre, c’est-à-dire enfin la marche au néant. A cet égard, il n’y a toujours point d’athées absolus, mais seulement des athées d'intention. Et chacun de nous, hélas! a de tels moments d’athéisme pratique : ceux où il est mauvais, ceux où il agit mal.
Pareille solution du problème justifie rétrospectivement notre méthode, la fait apparaître comme la seule efficace et légitime. Dialectique, si l’on y tient, la marche vers Dieu est en tout cas une dialectique d’action autant et plus que de discours. Non pas que la réflexion proprement dite et l’analyse critique n’aient aucun rôle à ÿ jouer, mais ce rôle est celui d’auxiliaires par rapport à l’expérience effectivement vécue. En fin de compte, le vrai nom de la dialectique est ici : llinéraire de l'âme vers Dieu. Les mystiques avaient raison. Dieu est connu pour autant qu’on le cherche réellement par une démarche de vie effective, par une démarche qui intéresse tout l’homme et non pas seulement son intelligence ; il est connu dans et par l’acte de se tourner et de tendre vers lui, dans et par le mouvement d'amour qui peu à peu nous configure à lui. C’est là vraiment une connaissance expérimentale, seule capable en effet comme telle de nous faire atteindre une réalité concrète. J'avais dit autrefois‘, et je répète ici les mêmes formules, maintenant éclaircies par un commentaire explicatif : « Dieu, sans doute, ne peut être pensé ni comme individu juxtaposable au monde ni comme noumène radicalement inconnaissable : ce serait tomber en effet soit dans l’anthropomorphisme du vulgaire, soit dans l’agnosticisme des faux mystiques. On