‹ Le probleme de l'actionChapitre 5 sur 86 · Rauh, op. cit., p · texte numérisé non relu

Rauh, op. cit., p

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qu'il ne se seul pas menacé dans sa vie ou dans son amour. Le sentiment de l'honneur est la nature d'une ;\me fière comme le conformisme social est la nature d'une Ame médiocre.

Nous admettons parfaitement avec M. Hauh que le devoir soit « une crise nécessaire* », mais cette crise est pour nous le lout de la morale, le problème moral ne se pose qu'aux heures de crise. En ce sens, on peut accorder que le sentiment du devoir et de la moralité est un signe (rimperfection,une preuve d'inadaptation, condition d'ailleurs d'une adaptation [)lus haute. Une humanité parfaite ignorerait le devoir. Spencer fixe comme terme à l'évolution morale l'existence d'une société idéale où « la compétition des dévouements » se substituerait à « la compétition des intérêts ». Dans ce royaume des fins réalisé où tout serait amour, élan, spontanéité, le problème moral ne serait pas résolu, il serait supprimé. L'innocence ignore la vertu parce qu'elle ignore la lutte. L'humanité que rêve Spencer serait une humanité d'innocents. Ce n'est pas la nôtre.

La sphère de la moralité coïncide donc de tous points avec celle de l'obligation et parla môme elle précise ses limites. En dehors de l'obligation on peut concevoir un état tantôt inférieur, tantôt supérieur à la moralité, mais ce n'est pas l'état moral. Il y a l'état de la brute, de l'animal qui suit son instinct, il y a l'état du sage. <lu Dieu qui suit sa raison. Il y a l'être qui ne peut pas bien faire, il y a l'être qui ne peut pas mal faire, il ti'y a pas l'êlrc qui toul ;i hi fois doil bien fîiire el ])<mt mal faire. Il

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