‹ Le problème de l'aviation: sa solution par l'aéroplane; conférence faite le 16 février 1908 auChapitre 26 sur 44 · LA DYNAMIQUE DE L AÉROPLANE · texte numérisé non relu

LA DYNAMIQUE DE L AÉROPLANE

d'essor, soit égal à Tangle d'attaque des plana sustentateurs, c'est-à-dire que les plans sustentateurs, pour partir, fassent avec l'horizon un angle double de l'angle d'attaque, en d'autres termes, que l'axe de l'appareil suive la direction de la bissectrice.

C'est également cette indication qu'on trouve dans la remarquable étude faite par le colonel Vallier, qu'il a présentée à rAcadémie des Sciences, dont il est membre correspondant, et qu'il a publiée dans la Recrue de Mécanique sous le titre : « Notes sur la dynamique de l'aéroplane ».

Résumé de Tétude du colonel Vallier

sur la dynamique de Taéroplane.

Dans son résumé, le colonel Vallier se défend d'avoir songé à établir un projet même rudimentaire d'aéroplane. Cependant il donne à ce sujet des indications extrêmement précises dans la deuxième partie, qui comprend quatre chapitres. Le premier chapitre est consacré à l'examen de la marche d'un aéroplane et de l'énergie propulsive qui lui est nécessaire pour se soutenir, sans rechercher comment cette énergie, fournie par le moteur transporté, était transformée en puissance propulsive. Le eolonel Vallier dit qu'il a retrouvé et complété des résultats déjà publiés par M. l'ingénieur de la marine Henry dans son étude : Aviateurs et Aéroplanes,

Le deuxième chapitre traite des relations qui doivent exister entre les organes de l'aéroplane proprement dit (ailes sustentatrices) et ceux de l'hélice propulsive. Il y met en évidence l'erreur que l'on commettrait en oubliant que la vitesse effective de l'hélice propulsive doit être appréciée en tenant compte de la vitesse d'entraînement de l'aéronat. — Après avoir signalé ce point important de la théorie, il établit les conditions définitives de régime de l'appareil, entraîné par une hélice (couplée

en général) tournant autour d'un axe horizontal et soutenue pai* de» ailes inclinée».

Le colonel Vallier ajoute que le problème ainsi traité est loin de représenter les conditions de régùne réel, et donne des solutions beaucoup trop favorables; on n*en arrive pas moins à constater que, dans Fétat actuel de Tindustrie^ et à moins de découvertes absolnment improbables, un tel aéronat ne saurait être pratiquement réalisé. L'essai de M. Santos-Dumo&t k Bagatelle a donné un heureux démenti à l'observation pessimiste du colonel Vallier ; cet essai infirme également la conclusion par laquelle il a terminé son remarquable travail, et où il disait que le navire aérien et autonome, c'est-à-dire se soutenant et se mouvant à l'aide de la seule énergie qu'il transporte, ne semble pas pouvoir être réalisé sous la forme d'aéroplane simple.

Avec le capitaine Ferber, je crois que cette observation résulte d'une erreur commise dans un des calculs en ce qui coneerne l'angle d'attaque. Mais j» ne veux pas contredire le colonel Vallier quand il exprime la pensée que l'on parviendra à constituer le navire aérien sous la forme d'aéroplane mixte, la sustentation étant assurée par un mécanisme d'hélicoptère et la m stabilité » par un empennage convenable.

Je ne voudrais pas qu'on m'attribuât un rôle de proscripteur à l'égard de l'emploi de l'hélice ou autre appareil similaire pour eréer une sustentation directe, surtout quand on disposera de moteurs plus puissants par rapport à leur poids. Il pourra être utile, et même nécessaire dans beaucoup de cas, d'adjoindre des hélices sustentatrices à l'aéroplane soit pour pouvoir plus rapidement s'élever verticalement, soit pour amortir plus facilement sa descente et compléter avec les plans sustenta tenrs l'effet de parachute.

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