‹ Le problème de l'Empire [microforme]Chapitre 5 sur 10 · MEN PR · texte numérisé non relu

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Le même principe s'applique à la direction des armées de terre "t de mer et du budget co sacré aux services impériaux. L'auteur n’a pas de peine à le démontrer.

Les flottes ‘‘nationales’' des colonies

En quelques lignes, il règle le cas des flottes coloniales — * nationales en temps de paix, impériales en temps de guerre’, selon le mot fameux de M. Fielding. * Comme Chacun sait les Sept Dormants de la pro- vince de Québec exceptés — “Je Roi n'exerce jamais son autorité, “sauf sur l'avis de ses ministres, soit ceux du Royaume-Uni, ou ceux des “ Dominions autonomes... Le titre de ‘ Sa Majesté ‘ appliqué aux trois “ flottes [britannique, canadienne el australienne, et le pavillon blanc “ arboré à la poupe de chaque vaisseau proclamaient le fait que les Cana- “ diens et 1es Australiens s'étaient engagés à risquer leurs escadres dans “ loule guerre déclarée au nom de Sa Majesté Britannique. L'idée que le “ Roi pourrait déclarer la guerre sur l'avis de ses ministres britanniques “et simultanément garder la paix sur l'avis de ». ninistres australiens “ou canadiens ne pouvait venir qu'à des hommes ,ont les notions légales “ont obscurci le sens commun et les ont aveuglés sur la rcalité des faits ” politiques.” Bravo! * Le Roi serait forcé de choisir entre l'avis de ses mi- ” nistres britanniques et celui de ses ministres coloniaux. Qu'en telle “occurrence il suivrait l'avis de ses ministres britanniques, cela ne se “discute pas (is not in question). .. El ceci est également vrai de tout ” ce qui touche à la paix et à la guerre. Tout acte de cette nature doit “ être ordonné par le Roi sur l'avis de ses ministres britauniques. Les “ ministres des colonies seraient libres, évidemment, d’exzrimer aussi “leur avis; mais si leur avis était contraire, il ne prévaudrait point. Les “colonies (Dominions), tant qu’elles resteront britanniques, et leurs ha- “bitants, jusqu’à ce qu'ils renoncent à leur nationalité britannique, seront “entraînés en guerre ou préservés de la guerre sur l'avis de ministres “ responsables aux seuls habitants des Iles britanniques ” (pp. 88, 89, 90).

Enfin! voilà un Anglais honnète, sincère et loyal. Que ces franches

Donc, le régime des conférences est un leurre; le principe de “ consultation ” qui en fait la base, subordonné comme il l’est à la suprématie absolue du cabinet britannique, conduit tout simplement “ à la négation du gouvernement responsable ” (p. 122). Du reste, il en serait de même de tout système qui n'offrirait aux colonies d’autre avantage que celui d'exercer une “ influence ” indirecte et imprécise. Selon le mot de Washington, “influencer, ce n’est PaS gouverner — Influence is not governement ” (p. 134).

Les colonies “ sont engagées dans un combat mortel avec le despo- “ tisme, afin de revendiquer le principe du self-government, non seule- “ ment pour elles-mêmes mais pour l’humanité tout entière ” (pp. 6-7).

La guerre finie, consentiront-elles à rester dépouillées du privilège qu’elles prétendent revendiquer pour autrui? Demeureront-élles dans l’état d’abjecte servitude où elles se sont plongées volontairement? Elles r’en ont pas le droit. “ Pour des hommes qui y sont propres, le self- “government est moins un privilège qu’une obligation. C'est le devoir et “ non l'intérêt qui pousse les hommes à la liberté; et le devoir, non l’in- “térêt, est le facteur déterminant des affaires du monde” (p. 124). L'homme qui tient un tel langage n’est pas le premier venu.

Réelle association impériale — Une seule armée, une seule flotte, un seul b'idget

En dehors de l’indépendance absolue, il n’y a donc, pour les colo-

nies, d’autre solution que l'association impériale, Et pour que cette association soit réelle et complète, tout en restant conforme aux principes traditionnels et fondamentaux de l'Etat britannique, il n’y a qu’un mode possible de l’établir: c’est par la création d’un parlement impérial, élu par le peuple de tous les Pays autonomes de l’Empire, ei d’un cabinet impérial, responsable à ce parlement et à nul autre. Ce gouvernement et ce parleme * ne s’accuperont qu: des intérêts généraux de l'Empire. Le gouvernement et le parlement britanniques n’auront plus qu’à administrer les affaires intérieures du Royaume-Uni, comme les gouvernements et les parlements coloniaux font aujourd’hui, — ou plutôt, comme ils faisaient avant la guerre — à Ottawa, à Melbourne, à Wellington et à Prétoria (pp. 153-4),. | :

“Le changement semble violent (drastic): il l’est moins ue la dis- “ solution de l'Etat impérial; et lorsqu'il sera compris que felles sont les “ [seules] alternatives réelles, il se trouvera des chefs, non seulement “ dans un parti, mais peut-être dans tous les partis, pour l’appuyer ”

(pp. 153-4).

“On peut en toute sûreté prendre pour acquis qu’il ne sera jamais ‘“ formé de cabinet chargé de la gouverne des affaires impériales à moins “ que ce cabinet ne comprenne l’Amirauté, la Guerre, les Finances impé- “ riales aussi bien. que les Affaires étrangères ” (p. 156). Car ce sont là les fonctions qui se rattachent à l’autorité impériale dont M. Asquith a si justement signalé le caractère indivisible.

-d’une liberté complète, Ils doivent pouvoir répondre à toutes les exigences de l’armée et de la flotte, en temps de paix comme en temps de guerre. Ceci exige un mécanisme aussi simple et effectif que possible,

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