‹ Le Problème de l'Hérédité des Caractères acquisChapitre 15 sur 20 · HÉRÉDITÉ DES MALADIES ACQUISES · texte numérisé non relu

HÉRÉDITÉ DES MALADIES ACQUISES

Dans les ouvrages médicaux et dans les milieux de médecins, le type de la maladie héréditaire est constitué par la syphilis. Or, la syphilis n'est pas à proprement parler une maladie héréditaire, puisque elle ne se transmet pas selon les lois de Mendel et ne se trouve pas représentée par un gène sur une chromosome.

La syphilis reste néanmoins le type de la maladie qui peut se transmettre aux descendants ou tout au moins qui peut affecter la descendance d’une façon durable. Nous allons examiner rapidement les diverses modalités de ce qu’on appelle improprement l’hérédité syphilitique.

Le cas le plus fréquent est certainement la contagion intra-utérine. L'œuf fécondé se développe et se met en relation par l'intermédiaire du placenta avec la circulation maternelle. Dès ce moment-là, la toxine syphilitique et même une forme filtrante du virus syphilitique peut l’atteindre et lui donner

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une syphilis en quelque sorte acquise in utero. C'est donc simplement la contamination du fœtus par la mère comme elle pourrait aussi bien se produire après la naissance.

Dans d’autres cas, la contamination est plus précoce. Avant la fécondation même les cellules cerminales peuvent être infectées par le trépomène ou par une forme filtrante du virus syphilitique La taille du trépomène d’ailleurs est suffisamment petite pour qu’il qu’il puisse loger dans la tête d’un spermatozoïde. Il s’agit là alors d’un cas intermédiaire entre le génotype et le phénotype cas que nous examinerons plus loin sous le nom d’hérédité protoplasmique. On ne peut en effet pas dire que la syphilis soit dans ce cas un caractère phénotypique puisqu'elle existait avant l’union des deux gamètes. On ne peut Ia qualifier de génotypique non plus paree qu'elle ne va pas se fixer par hérédité. Nous y reviendrons plus loin.

Reste à envisager encore un cas, qui, Croyonsnous joue un rôle important dans les malformations constatées dans la descendance des syphilitiques, c'est l’action directe du trépomène sur les chromosomes donnant naissance à de véritables mutations. Chez l'Homme on ne possède à cet égard aucun document et seule l'hypothèse a pu être émise d’une

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