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d'Etat constituaient le seul élément de la fortune mobilière, il faut assimiler les termes de rentier et de capitaliste. C’est ainsi que le Clergé de Mantes et de Meulan demande la contribution de ces derniers aux charges communes.
« Comme il ne serait pas juste que les capitalistes qui possèdent une partie du numéraire du Royaume et dont la fortune est renfermée dans un portefeuille fussent exempts de la contribution commune, il sera avisé par les Etats Généraux de leur faire partager avec la Nation les impôts auxquels ils se sont soustraits Jusqu'à présent. » (7)
Le cahier du Tiers de la Rochelle parle de détenteurs de fortunes mobilières : « on demandera que l’on prenne les précautions les plus sûres pour atteindre par une imposition les propriétaires de richesses mobilières, qui ont été soustraits trop longtemps au paiement des charges de l'Etat et qui n'y ont pas été assujettis en proportion de leurs facullés. » (8)
D'autres parlent nettement de frapper les rentiers : « Les créanciers de l'Etat », est-il écrit dans le cahier du Tiers du Haut-Vivarais, « dont la dette se trouve assurée, doivent contribuer les premiers, ensuite les gens à argent, et finalement tous les propriétaires fonciers parmi lesquels les habitants des campagnes doivent être appelés. » (9)
De même « que la Dette Publique, une fois consolidée » réclame le Tiers de Clermont-Ferrand, « les créanciers de rentes ou d'intérêts quelconques
(3) Cahier des pouvoirs, instructions du député de l'ordre du Clergé des Bailliages de Mantes et de Meulan. Impôts 19°.
(8) Tiers de lä Rochelle, Art. XXXHI.
(ao) Tiers du Haut-Vivarais, p. 7.