‹ Le Problème de l'Indépendance Économique de la PologneChapitre 19 sur 31 · VS · texte numérisé non relu

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gistré dans les limites des provinces polonaises, se maintient à un niveau sensiblement supérieur à la moyenne du Reich: il est égal à 19,8 pour mille dans le district de Posnan, — 18,1 pour 1.000 — dans la Prusse Occidentale, tandis que le coefficient qui caractérise le mouvement démographique dans toute l’ Allemagne n’excède pas 14,6 p. 1.000.

On constate le même phénomène dans les autres parties de la Pologne, où le taux moyen de l’accroissement naturel dépasse 15 p. 1.000.

Sous le poids de la dépense politique le développement économique de toutes les provinces polonaiïses suit, avant la guerre, une allure trop lente pour pouvoir absorber leur population rapidement croissante : une fracon importante de cette population s’en va à l’étranger

à la recherche du travail, qu’elle n’est pas à même de trouver à l’intérieur du pays.

A l’époque, où l’exode de la population polonaise prend tout son essor (30-40 années qui précèdent la guerre) les perspectives qui s’offrent à l’émigration européenne sont particulièrement bonnes. On est en plein milieu d’une évolution industrielle de certains pays, dont le progrès rapide augmente la demande de bras. Des terrains économiques, riches de possibilités s’ouvrent largement aux importations de la maïn-d’œuvre étrangère.

La première place revient aux Etats-Unis qui représentent une capacité d’absorption vraiment formidable : durant une période de 35 années (1880-1914) ils reçoivent un total imposant de 21.862.694 immigrants (6), dont environ un dixième, originaire des provinces polonaises.

(6) André Siegfried, Les Etats-Unis d’aujourd’hui, Paris 1928, p. 6.

Ainsi le nombre total des immigrants polonais s'élève à deux millions. Ajoutons que, dans la dernière décade * avant la guerre, le courant d’émigration qui s’oriente vers les Etats-Unis emporte, chaque année, de 150 à 200.000 Polonais.

A côté des Etats-Unis — d’autres pays du continent américain abritent des quantités considérables d’immigrants polonais. Ainsi, l’émigration à destination du Canada atteint la moyenne annuelle de 5.000 à 10.000. L’émigration au Brésil accuse une intensité sensiblement égale.

En Europe, c’est l’Allemagne qui offre à l’émigration les mpossibilités les plus larges. Son industrie rapidement grandissante, après avoir absorbé l’accroissement naturel de la population allemande, se voit amenée à faire appel à la main-d'œuvre étrangère. : C’est alors, qu’attirés par de grands centres industriels, nouvellement constitués à l’abri de la puissance politique du Reich, les ouvriers polonais affluent en masse. A la veille de la guerre ils seront déjà, en Westphalie, au nombre de 400.000.

Un courant parallèle, d’une intensité sensiblement supérieure, bien que d’un caractère saisonnier, emporte chaque année vers la campagne allemande, dépeuplée par l’exode rural, des travailleurs agricoles polonais, qui y vont par centaines de milliers. D’après les données statistiques, publiées par l'Office Central des travailleurs étrangers (Arbeïterzentrale) le nombre d’immigrants polonais, venant, chaque année, en Allemagne pour la période des travaux agricoles saisonniers dépasse, à là veille de la guerre, la moyenne de 400.000.

Les chiffres ci-dessus permettent de mesurer l'in.

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