SAS LS
utilisées à l’intérieur du pays pour la fabrication du papier et de la cellulose, aux chiffres qui représentent les exportations de ce bois. Nous obtenons le tableau qui mérite notre intérêt.
Nous constatons, notamment, que les fabriques de papier, existant en Pologne, ont consommé pour les besoins de leur production les quantités suivantes de bois brut : |
en 1927 LS PERRIN EE EENET AN ENS rer OS 636.000 m3 en 1928 etes re et fees nes 765.000 m3 os nu NS PR OR PARA ME Te SUR 780.000 m3 (45).
Pendant la même période les exportations polonaises de bois pour pâte à papier accusent une grande intensité ; elles sont de beaucoup supérieures aux chiffres respectifs qui représentent la consommation intérieure pour des fins industrielles :
en 1927 ces exportations s'élèvent à 2.546.000 m3.
en 1928 » » » 2.426.000 m3.
en 1929 » » » 2.344.000 m8.
Ces exportations massives trouvent, pour une large part, leur explication dans les coupes excessives, effectuées à cette époque, et qui ont entamé le capital ligneux du pays. Le retour à une économie forestière ra:tionnelle ramène le total des exportations de bois à papier à un niveau plus raisonnable (en 1930 il n’est plus que 1.359.000 m3). Toujours est-il que la Pologne, qui continue à jouer le rôle de fournisseur important de matière première pour la fabrication de pâte à papier, est encore loin d’avoir atteint la limite des perspectives qui s’offrent à elle dans ce domaine.
(45) Les chiffres ci-dessus sont basés sur les données statistique de l’Union des Fabriques de Papier en Pologne,
La
MULCE
Nous avons analysé le rôle des deux matières fondamentales : le charbon et le bois. Ce n’est pas au hasard que nous les avons choisis comme sujet de notre analyse: leur exemple nous a fait apparaître avec la plus grande netteté les possibilités dynamiques de l’industrie polonaise. Loin de vouloir épuiser ce vaste sujet, nous nous sommes attachés à prouver par des faits établis que cette industrie, dont l’essor est commandé par le surpeuplement du pays, trouve en Pologne les conditions naturelles particulièrement favorables.
Ici, une réserve s'impose, et non des moindres. Il ne suffit pas d’être largement pourvu en richesses naturelles et de posséder une main-d'œuvre abondante, apte au travail. Il ne suffit pas de mobiliser les forces productives du pays, ni de le doter d’un outillage moderne. Pour pouvoir développer l’industrie il importe de lui assurer des débouchés, où elle puisse écouler sa production. Comme cependant, à l’heure présente, marquée par l’épanouissement du nationalisme économique, les marchés extérieurs ne sauraient fournir à cet égard des garanties suffisantes, on ne peut construire l’industrie que sur la base offerte par le marché intérieur (46). Le marché polonais — demandons-nous — est-il susceptible d’assurer au développement industriel du pays une base suffisamment large et solide ?
Avant de répondre à cette question, rappelons, tout d’abord, que le marché intérieur polonais est encore dans la période de formation. I1 n’existait pas avant la
(46) « Le marché intérieur a dit Paul Cauwès — est le foyer principal d’une activité économique complexe ».