L*AME EST-ELLE UN MÉCANISME
misses sont fausses et nous pouvons prévoir que la conclusion sera aussi erronée. C'est ce qu'elle est en effet.
Les lois du mouvement sont applicables à tous les mouvements et les expliqueront tous; mais elles ne sont pas applicables à ce qui n'est pas mouvement ; il est inconcevable que nous puissions espérer expliquer une impression psychique par les lois du mouvement ; aussi le vain espoir d'expliquer les problèmes de la nature de l'âme par la mécanique est-elle déraisonnable. On ne peut faire aucune objection à la possibilité d'expliquer les délicats mouvements de la substance nerveuse du cerveau par les lois de la mécanique massive et moléculaire, mais ces explications ne jetteraient aucune lumière sur la causation qui a son siège dans l'esprit. Les véritables phénomènes psychiques, la véritable action intelligente de la pensée ne pourraient pas être expliqués de cette manière, car le monde de l'intelligence introduit un facteur tout nouveau dans la sphère de l'existence.
Quel est ce nouveau facteur ?
La nature de l'activité mentale est dans le symbolisme des impressions psychiques. Ces impressions étant différentes dans des conditions différentes et semblables dans des conditions semblables de- \'iennent représentatives de leurs causes correspondantes et ainsi les objets de l'expérience sont représentés dans les symboles des impressions.
La question de savoir comment certaines structures cérébrales opèrent est une question de mécanique de la substance nerveuse et, encore, la question de savoir comment ont lieu les opérations de l'esprit est une question de mécanique
[ue, mais celle question : Pourquoi eerlaine correspond-elle à certains sUmulants et non mires ? n'admet pas d'explication ni de for- ! mécaniques. La réponse à cette dernière tion sera une description de la nature de e et la nature de l'idée n'est pas un mouvet; c'est la signification que l'idée porte en
action de l'esprit dépend de la signification jrlains symboles. Un mot écrit ou parlé a une ification spéciale et cette signification devient icLeur déterminant de l'action intellectuelle. lignification d'un mot n'est ni un fragment latière, ni un mouvement, c'est quelque chose !«' çeneris. Je ne veux pas dire qu'il y ait là que inexplicable mystère ; au contraire, bien merveilleux en lui-môroe, le fait n'a rien de -érieux, car il ne se trouve en contradiction aucun autre fait de la nature. Les symboles isentent quelque chose, ils indiquent, dent et sifj;nificnt quelque chose ; celte signifin s'appelle leur sens et l'esprit est un système ymboles provenant d'états de connaissance.
tis les élats de connaissance ne sont pas miques et le sens des mots non plus n'a rien lécanique. Comment pourrions-nous espérer une explication mécanique de l'âme ou de l'esprit, ou de n'importe quelle action mentale?
Supposez, par exemple, qu'un général reçoive un message contenant un petit nombre de mots. 11 ouvre le papier, le lit et immédiatement son esprit est au comble de l'excitation. Qu'est-ce qui a produit celle excitation ? Est-ce un mouvement ? Oui, dans un certain sens, c'est un mouvement, c'est la lecture du papier. Voilà la cause. Ce-
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pendant ce n*est pas le fait de la lecture, comme tel, qui excile sa consternation; il pourrait lire d'autres messages tt)ut le long du jour, sans éprouver un pareil effet. Évidemment l'élément causatif de la cause n'est pas la lecture, ni les mouvements dans lesquels consiste la lecture, ni la forme des caractères et leurs combinaisons en groupes, qu'on appelle des mots ; c'est quelque chose de plus subtil encore que cela ; c'est la signification de l'écrit, c'est le sens des caractères tracés, c'est la portée attachée aux mots symboles. La naissance de l'esprit introduit donc un facteur qui n'a rien à faire avec la mécanique; et les actions réflexes psychiques les plus simples comprenant ces actions réflexes physiologiques qui, nous devons le supposer, doivent leur origine à l'adaptation consciente, puis ont été englouties dans l'inconscience, ne peuvent être expliquées par les seules lois physiques et mécaniques.
Le D' Edmond Montgomery, philosophe américain dont le talent critique est subtil et pénétrant, se trouve très embarrassé pour expliquer la faculté sélective de l'âme.
« Qu'est-ce qui fait, dit-il, que les signes enregistrés ne sont pas employés d'une manière automatique, mais avec choix, comme un typographe choisit les lettres séparées de l'alphabet ? »
La faculté sélective, selon son point de vue, n'est pas mécanique, mais hypermécanique ; et il ajoute :
« Cette même faculté hypermécanique qui choisit (dans le cerveau) pour les reproduire, parmi tous les signes enregistrés, ceux qui sont destinés à un but spécial, cette même faculté sélective communique évidemment aussi les im-
LE PHOBLÈHE DE LA CONSCIENCE DU HOl
tsions correspondant aux cordes vocales. Ce jcessus échappe tout à fait à l'interprétation scanique. »
Si le mot hypermécanique signifie non mécajtie, nous n'avons aucune objection à opposer cette idée qu'il existe quelque chose d'hyper- Jcanique, car le sentiment est certainement a mécanique. Cependant, dans ce cas, nous pouvons souscrire à la proposition du D' Monlmery que la faculté non mécanique puisse nmuniquer des impulsions. La faculté non mélique n a rien à faire avec la faculté mécanique, 5 ne peut communiquer aucune impulsion, dée d'une impulsion non mécanique est une itradictio in adjecto non moins criante que (pression de cadavre vivant ou celle A'étre % existant,
jB D' Henri Maudsle; dans sa Psychologie de sprit, page 70, discute la faculté sélective, en mt le passage où M. Spencer a comparé ne à un piano. H. Spencer, étant partisan de înosticisme, s'empare avec joie de celte sîmiliie, comme d'une preuve évidente de l'imposilité de scruter les procédés psychiques. Voici qu'il dit, d'après la citation de Maudsley :
3 Les idées sont comme des cadences et des accords successifs tirés d'un piano et qui s'éteignent dès que d'autres se font entendre. Il serait tout aussi exact de dire que ces cadences et ces accords passagers continuent à exister dans le piano, que de soutenir que les idées -- issagères continuent à exister dans le cer- :au. Dans un cas comme dans l'autre, l'exisnce réelle est la structure qui, dans les mêmes indîtîons, reproduira les mêmes combinaisons.
Lexîstence dans le sujet d'autres idées que celles qui passent, est une pure hypothèse absolument dépourvue de preuves. »
Maudsley ajoute : « Celte analogie, lorsque nous l'examinons, nous parait plus séduisante que complète. Que fait-on de 1 exécutant, qu'il s'agisse du piano ou ducerveau? Est-ce qu'il est un élément sans importance, et n'est-il pas nécessmre pour compléter l'analogie ? Les cadences et les accords passagers auraient peu de chance d'être tirés du piano, s'ils n'avaient pas existé préalablement dans son esprit. Qu'est-ce qui est, dans le cerveau, l'équivalent des conceptions harmoniques de l'exécutant? Si M. Spencer suppose que l'esprit de l'individu, son entité spirituelle est détachée du cerveau et joue sur ses fibres nerveuses comme l'exécutant sur le piano, l'analogie est complète ; sinon, il a fourni à ceux qui soutiennent celte idée une comparaison dont ils peuvent lui être reconnaissanis. Il y a cette différence- entre les cadences et les accords passagers du piano et les cadences et les accords passagers du cerveau {et c'est l'essence même du sujet) que, dans le premier cas, les cadences ei les accords passent et ne laissent aucune trace dans la structure du piaûo, tandis que, dans le second, ils ne passent ou plutôt ne s'éteignent pas sans laisser des effets subséquents très iniporlanls dans la structure du cerveau ; de là, une différence considérable entre un piano que l'on travaille et un cerveau humain qui travaille : c'est de là probablement que vient, grâce aux progrès du développement de l'esprit humain à travers les Ages, la différence entre le cerveau d'un sauvage des temps primitifs et le cerveau de M. Spencer. Dans le cer-
veau, rexercice produit la faculté; il n'en est pas de même dans le piano. »
Si vous me faites cette question, par exemple : « Combien font cinq fois cinq ?» je répondrai : « Vingt-cinq. » 11 n'y a pas là d'impulsion hyper-mécanique qui me pousse à faire cette réponse. Il n'y a pas en moi de faculté sélective, comme se Tiraagine Maudsley, qui, parmi tous les nombres, choisit celui-là et non un autre; mais il y a une structure de la mémoire, qui lorsqu'elle est ébranlée, dit : « Cinq fois cinq font vingt-cinq. » C'est cette question : a Combien font cinq fois cinq ? » qui, dès qu'elle est perçue, ébranle la structure de la mémoire :
« Cinq fois cinq font vingt-cinq », et réveille probablement aussi, en même temps, plusieurs autres souvenirs qui y sont associés. Il se peut que je pense au maître qui m'a enseigné la première fois l'arithmétique ou que ma table de multiplication apparaisse à mes yeux. Cette réponse, cinq fois cinq font vingt-cinq : est accompagnée, dans les circonstances ordinaires, de sentiment et de conscience.
Tous les exemples ne sont pas aussi simples. Il y a naturellement des problèmes mentaux beaucoup plus compliqués, mais il n'y en a pas un seul dans lequel nous puissions considérer les mouvements qui se succèdent dans le cerveau comme n'étant pas strictement d'accord avec les lois mécaniques, soit massives soit moléculaires.
Il est un trait particulier de la vie de l'âme qui consiste dans la limitation de la conscience. De même que dans la vision, un seul objet peut être à un moment donné dans le champ central de la vision, c'est-à-dire sur la macula lutea oîi la
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vision est la plus intense, de même dans la conscience, une seule combinaison d'idées, une seule perception ou une seule pensée concernant une perception, un seul but ou une seule activité peut, à un moment donné, remplir ce centre de la vie intellectuelle. Lorsque plusieurs idées sont éveillées, celle-là seule qui, à ce moment-là, est la plus forte, parviendra à la conscience. Dès qu'elle afait impression, elle perd son intérêt et une autre idée qui, dans Tintervalle, est devenue la plus forte, lui succède. Une combinaison de ces deux idées peut surgir et donner naissance à de nouvelles pensées, à de nouvelles découvertes, à de nouvelles inventions, à des idéals nouveaux.
Le principal progrès que la psychologie moderne ait fait, c'est qu'elle a rendu inutile ce que le D'' Montgomery appelle la faculté sélective, et qu'il ne peut expliquer qu'en supposant des impulsions hypermécaniques.
Tandis que , d'un côté , nous maintenons que tout mouvement et, par conséquent, toute impulsion est mécanique et peut être expliquée par les lois du mouvement, nous ne disons pas que l'âme est un mécanisme ou que les sensations et les idées peuvent être expliquées mécaniquement.
Tout en maintenant que l'âme n'est pas un mécanisme, nous ne voyons pas une lacune dans l'ordre naturel de Tunivers et nous ne professons pas une théorie d'après laquelle des mouvements ne suivraient pas les lois du mouvement.
Nous faisons seulement remarquer que c'est une erreur de considérer les sentiments comme des mouvements, et qu'ainsi c'est une abominable confusion de notions que de tenter une explication mécanique de l'âme.
^ni la iinre du V —■; -rc: ré^em- ::it iiiL i^ phé- -iT « rifts de .-.a^ ïnïjuels ils le-i iT-K les opi- :: -jr les philo- ■i-im-^-i ratîoQnel.
rie les moralistes rin-ezt. !e plaisir dme si l'existence ■? but que de proe: autant de plaï- ::: n'a jamais été sagement traitée îsps oîi l'immobi- :aniée comme un
i certains égards.
ts psychiques. Ni sèdent de valeur ent des états subicune information
ils manquent de lur donner la di-
Ils sont psychiats de sensibilité, ; ce ne sont pas , pas de contenu ; [ualités de l'intel-
a fin dernière de
pressions du sens pouvoir de donner e arrivé au dévelevé, met la senk mesure que l'on ignifîcalion objecsa nature subjec-
mesure que la fai'émousse, les imaujours davantage I la connaissance.
plaisir est le senl'in; la peine, celui ;t il exprime dans té en vogue parmi Bps iramémorial, t, ni aucun autre uiété d'étudier les ratt si évidente, si lie a été presque ilosophie et a été [erre angulaire de
lactivité fonctionnelle ne s'applique pas à tous les organes indifféremment; quelques-uns sont comparativement insensibles, leur dégénérescence et leur dépérissement ne semblent pas accompagnés de sentiment, tandis que chez les autres le plus petit dérangement dans les fonctions vitales produit la douleur. La faiblesse musculaire n'occasionne aucune douleur, à moins que nous ne soyons contraints de faire des efiorts audessus de nos forces; aussi le système nerveux peut-il être affaibli en ce qui concerne la puissance de la pensée sans produire aucun malaise, à cause du repos complet qu'on nous permet.
« L'affaiblissement intellectuel, la diminution de la mémoire, l'impuissance de penser ne sont pas douloureux en eux-mêmes.
« Nous voyons souvent des malades au dernier degré de la consomption, pleins d'espoir encore dans leur guérison ; ce qui est une preuve qu'au lieu d'être mentalement abattus, ils sont au contraire dans la disposition d'esprit la plus joyeuse. »
La loi de Bain qui identifie le plaisir avec un accroissement et la douleur avec un déclin des fonctions vitales, ne donne pas d'explication suffisante pour toutes ces exceptions. Bain dit que parfois une douleur aiguë peut temporairement exciter les énergies ; elle aura l'effet d'un stimulant. Mais ceci n'explique que quelques-uns des exemples donnés, tels que le bain froid ou l'influence d'un air âpre et vivifiant, et ces exemples ne peuvent être cités que pour montrer que le bain froid peut par la répétition et grâce à ses effets salutaires devenir un plaisir. Il devient d'abord un besoin, puis la satisfaction de ce
besoin même, sans prendre en considération l'effet salutaire qui en résulte, est ressentie comme agréable.
M. Bain, à son point de vue, n'écarte pas et ne peut, je crois, à son point de vue, écarter les innombrables difficultésquesoulèventlesnombreuses exceptions inconciliables avec sa loi. La dégénérescence de plusieurs fonctions, le déclin de l'activité musculaire et nerveuse et même sa dissolution, par suite de la consomption, sont loin d'être toujours des processus pénibles et pourtant, si elles sont quelque chose, elles sont dépérissement, abattement. La loi est donc erronée, elle ne découle pas des faits; c'est une affirmation à priori à laquelle on doit plier les faits pour les accorder avec elle.
La douleur est due apparemment à un désordre. Nous avons, par exemple, une dent creuse, le nerf est à nu, la moindre irritation y cause la plus violente douleur. Il n'y a ni accroissement, ni dépérissement du nerf et cependant, il y a souffrance. La destruction de la partie osseuse a eu lieu sans aucune douleur. Nous allons alors chez le dentiste et, à supposer qu'il soit incapable de sauver le nerf, il enlève immédiatement la douleur à l'aide d'une goutte de cocaïne, ou d'acide carbolîque, ou de n'importe quelle autre drogue qui fait périr le nerf. Voilà un dépérissement sans souffrance. Lorsque les enfants font leurs dents, c'est une croissance avec douleur. Nous ne savons ce que sent la dent et, cependant, sa croissance cause des désordres dans les parties
3ui l'entourent, qui sont perçus comme des ouleurs. C'est un fait bien connu que la croissance chez les enfants est accompagnée de douleurs
dans les bras, les jambes et les autres membres*.
Lorsqu'elles dépérissent, les fonctions vitales s'affaiblissent. Plus les fonctions vitales baissent, plus les excitations agréables, et en même temps les souffrances, deviennent rares. Le dépérissement, loin d'être identique à la souffrance, est l'annihilation de la possibilité de la douleur.
La souffrance est toujours causée par un désordre; plus ces désordres seront violents, plus violente sera la douleur. 11 y a des désordres salutaires et des désordres funestes. Parmi les salutaires, nous ne comptons pas seulement ceux qui viennent de la croissance, mais aussi ceux qui réveillent nos énergies et favorisent indirectement notre bien-être; parmi les funestes, ceux qui conduisent directement ou indirectement à notre destruction.
Le dépérissement est souvent accompagné de grandes souffrances, mais les souffrances ne sont pas dues seulement en apparence au dépérisse-
(1) La copulation, qu'on suppose être un plaisir, n'est pas une création, mais simplement une combinaison. Le désir sexuel est un besoin naturel qui vient de ce qu'un seul individu est incapable de propager son espèce. Sa condition physiologique semble être la division du germe fécondant dont chaque sexe possède une partie. La continuité et la régénération delà vie dépend de l'activitédu germe. Aussila reconstitution du germe devient-elle une nécessité et un besoin de conservation de soi-même. Le désir naturel de la fécondation (je ne parle pas des autres instincts sexuels qui, par suite de l'hérédité, y sont intimement liés) est une expression de l'aspiration à l'immortalité.
Si la croissance était un plaisir, la grossesse elle-même, à part ses résultats, serait le comble des jouissances terrestres et ne serait peut-être éclipsée que par l'enfantement, l'enfantement étant la croissance au delà des limites de l'individu. La grossesse en elle-même, la formation du nouvel être n'est ni agréable, ni douloureuse. Elle devient souvent pénible par les nombreux désordres dont elles est la cause trop fréquente.
ment en lui-même, mais à la lutte de la vitalité animale pour triompher de cet affaiblissement. LcH anjjoisses de la mort ne sont pas causées par la morl, mais par la résistance de la vie à la mort. L'a-;onie est plus violente chez des jeunes gens exubéiants de vigueur et de santé que chez des vieillards dont la vitalité est faible.
Le plaisir et la douleur sont généralement considérés comme corrélatifs, ainsi que le froid et lo rhuud ' ; à certains égards, ce sont des con- IrasLos, les deux pôles de la vie de Tâme; mais iU soûl diflérents du froid et du chaud, en ce si'hs t|iiu l'un et Tautre ne sont pas semblables et no ilili^renlpus seulement de degré.
liO plaisir est faussement considéré comme <u lit et la douleur comme passive. Le professeur Uaiu essaye de nous montrer que les émotions agréables produisent « une tension générale de toutes les forces corporelles, tandis que la. douleur amène un relâchement de tous les muscles extenseurs qui, dit-il, sont dé beaucoup les plus considérables ». Cependant, les fléchisseurs de la main qui, dans les crises de douleur aiguë, se conliacleul jusque mettre le poing en boule, sont des muscles beaucoup plus vigoureux que les e\leuseurs et, même si ce n'était pas le cas, le |u\)resseur Bain est bien obligé d'admettre qu'il y a \< encore une excitation active dans la douleur ». U ue peut, comme il Tinsinue, confiner cette exciluliou active au relâchement des nerfs fléchisseurs seuls, car le cri de lu douleur intense est, en Claude partie, etTecUié par les mêmes muscles
{[) Bain a dit : « Le plaisir et la douleur sont cependant uinvoics, comme le Uoid et le chaud. >»
EL
que les éclats de la plus bruyante hilarité. La douleur comme le plaisir sont des états de conscience qui accompagnent les réactions du système nerveux quand il éprouve une certaine irritation. La douleur, semble-t-il, est toujours causée par un désordre (que ce désordre soit bon ou mauvais, c'est une question secondaire), tandis que le plaisir est la satisfaction d'un besoin.
Il y a beaucoup de confusion dans les idées courantes sur la nature du plaisir et de la souffrance ; Tune e^t appelée augmentation de force, l'autre perte ou privation de force. Les différents plaisirs peuvent être classés, soit parmi ceux qui augmentent les forces, soit parmi ceux qui épuisent l'énergie vitale. La digestion est une augmentation, l'exercice corporel une dépense de force. Tous deux sont rangés ensemble parmi les plaisirs les plus ordinaires de la vie ; ce sont des plaisirs en tant que Tun et l'autre sont des satisfactions de besoins. Un jeune homme plein d'ardeur et de vie a, naturellement, besoin d'exercice corporel, et un estomac affamé un besoin de nourriture. Otez ce besoin et tout ce qu'on appelle plaisir, dans les actes, disparaît; il cesse d'être une satisfaction.
On reconnaît, généralement, qu'il y a des souffrances salutaires et des plaisirs qui sont funestes ; cela ne prouve pas que le dépérissement puisse être quelquefois salutaire et la croissance fatale, mais cela prouve qu'il y a des désordres qui sont bons et contribuent à notre bonheur, tandis que, d'un autre côté, la satisfaction de certains besoins peut être reconnue comme nuisible.
En règle générale, la satisfaction des besoins
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■..■.■.^..■■, ■..■> ■!i-;i>-i j^ i :cserï-;r
M A.,i-,iijn.- .[u rit ■jr.'jjcrjLoa Cf?
Il serait impossible de tirer une ligne de démarcation entre les besoins naturels et les besoins artificiels, bien qu'il y en ait sur la qualité desquels il n'y a aucun doute. La vérité est qu'il y a une classe considérable d'habitudes indifférentes qui ne sont pas nuisibles. Elles peuvent être considérées par les uns, qui y sont accoutumés, conime naturelles, et par d'autres, qui ne les ont jamais pratiquées, comme ridiculement artificielles. Ainsi l'habitude de fumer et de boire peut être un plaisir très vif pour certaines gens et paraître à d'autres une abomination. L'exercice de certains actes peut être une jouissance pour l'un et une véritable torture pour l'autre. Il y a des hommes qui aiment leurs métiers et leurs professions, des femmes qui prennent un véritable plaisir à s'occuper de leur ménage, et d'autres qui détestent ce genre de travail.
La douleur est un important et même un bienfaisant facteur dans l'évolution de la conscience et de toute vie supérieure. Voilà ce qu'il faut faire ressortir en opposition avec l'opinion courante, soutenue surtout par l'école des moralistes utilitaires, que le plaisir est bon et la douleur mauvaise. A première vue, ce point de vue parait très plausible, mais il ne supporte pas la critique.
Le plaisir et la douleur sont inévitables tant que la vie consiste dans la croissance. Chaque progrès cause des désordres qui doivent être réparés. L'état de parfaite harmonie dont parle M. Spencer est un rêve irréalisable, à moins que l'on n'endigue le grand fleuve de la vie pour le changer en un lac stagnant. Mais si nous réussissions, nous serions sûrs de donnef naissance à des maux plus
funestes et à des souflFrances plus pénibles que le bonheur qui pourrait résulter de cet état de parfaite harmonie.
Le professeur Bain dit : «c Puisque nous suivons le plaisir et évitons la douleur, si le plaisir était funeste et. la douleur salutaire, nous nous exposerions bientôt à un naufrage complet de notre force vitale ; » mais il trouve nécessaire d'ajouter « comme nous le faisons souvent jusqu'à un certain point, par suite de certaines tendances qui font exception à la loi générale ». Est-ce que les naufrages de la vie n'arrivent pas bien souvent parce que l'on suit, sans réflexion, le plaisir et qu'on évite la souffrance? Et n'est-ce pas pour cette raison seule que la morale a besoin d'être prêchée?
de la vie psycDique qui, uaas ues circwuBiaates normales, peut ou se rattacher à la conscience du moi, ou être pour ainsi dire illuminé par elle, nous monire trois différentes phases ou étapes qui, comme les degrés d'une échelle, sont placés l'une au-dessus de l'autre,
La premièfe élape et la moins élevée est le simple mouvement réflexe qui peut avoir lieu saDS affecter la conscience. Ces mouvements réflexes sont des mouvements musculaires de genres bien différents : l'expressioa inconsciente de la figure exprimant les diverses émotions, le battement des paupières, l'éternueraent, la toux, la succion, la mastication, la déglutition et le vomissement. Ces mouvements réflexes peuvent être ou n'être pas accompagnés de conscience. Si nous n'y faisons pas attention, ils peuvent, ou, au moins, quelques-uns d'entre eux peuvent se maniFester inconsciemment, suivant le hasard de rirrilalionquî les provoque et vis-à-vis de laquelle ils doivent être considérés comme des réactions. Hais nous pouvons aussi produire volontairement
w LZ PROBLEME DE LA C>55aE?i*IE DU MOI
i ?.*:rôrt ir^ zil uv-m^rcts re:!exes. En ce cas,
.. -::/f.i ïy r-rns^r p:*ir amen-rr l'irrilation qui les
r . ' .r - Â ^-.i:.;.^ icc-? de cet acte devient,
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-^ s. ..: -<-^ Hîouvemeais r^5exes constituent -r :^: - ir:*r.le ordinaireraeci c mouvements •- \ ^ - ; .ns .e 5t?ns le plus strict du mob *. Con-
/Jf.V '^- -ianîilioo-
/ >' -V, irritation du nerf ^oisori^.
/ Ji -V, ianerration du nerf Boteor.
Sld biLV M M, mouvement mosculaire.
F:Ç- l. — Diagramme du simple mouvement réflexe.
fermement à leur nature, ils s'arrêtent au seuil ie la conscience ; sans y penser, sans le savoir et 5ans en être conscients, notre cœur bat, nous respirons, nous cliquons des yeux et nous exécutons les mouveuients les plus compliqués.
l'ne impression sensorielle 5/ cause une irrîta- ::on du nerf sensoriel ISN qui aboutit au gano.ion G. L'irritation du ganglion produit, à son tcur. une innervation du nerf moteur IMN, qui, rw\r suite d une décharge nerveuse de l'extrémité X. sa périphérie, amène la contraction des fibres ^i muscle, causant ainsi le mouvement musculaire JAV/.
Les simples mouvements réflexes sont des pro-
.v-<sus physiologiques, susceptibles de sensibi-
';\, mais qui, cependant, ne possèdent pas
.,^X»re un sens : l'irritation n'a aucune signifi-
„^onau delà d'elle-même; c'est un acte du sen-
. 7- juu, mais ce n'est pas une sensation.
LE MOl]VEME>*T RÉFLEXE ET LA PENSÉE 61
La physiologie nous enseigne que les centres des simples mouvements réflexes sont situés dans le bulbe [medulla oblongata).
Parlons maintenant de la seconde phase.
Chacun connaît peut-être par sa propre expérience, un certain phénomène de la vie de Tâme humaine qu'on peut désigner comme « un mouvement réflexe simple et direct de la volonté consciente ». Celui-ci se fait sentir dans les situations insolites ou extraordinaires qui exigent une action prompte et ne laissent pas de temps à la délibération ; par exemple, dans la nécessité pressante d'un danger soudain. Supposons, si vous voulez, qu'un père, revenant de son travail, trouve son logis en feu ; par la fenêtre entr' ouverte, il entend son enfant crier au secours ; sans s'arrêter à réfléchir s'il peut ou ne peut pas sauver son fils, si Tescalier est enveloppé par les flammes ou s'il peut arriver à l'endroit d'où part ce cri, il se précipite dans la maison au risque de sa propre vie.
C'est une action réflexe qui passe par la conscience, mais l'impulsion à l'action prédomine si fortement, qu'elle ne laisse ni le temps, ni l'occasion de délibérer. ^
Les irritations venant des impressions sensorielles, qui se trouvent en relation avec la conscience par l'entremise de l'un des sens, sont appelées sensations. Une innervation des nerfs moteurs ou le processus initial des mouvements par la contraction musculaire, lorsqu'il se relie à la conscience, est appelé volonté; la cause d'une innervation motrice accompagnée de conscience (acte de volonté) est ce qu'on appelle un mobile, tn mobile peut être une sensation ; il peut être
p. CARUS. 4
ausî^i le souvenir ou une pensée détachée des sensations antérieures. Comme le rend bien ce mot, le mobile est ce qui met en mouvement. Le processus du mouvement réflexe, s'il est relié à la conscience, est appelé action réflexe, ou simplement action.
Un acte qui est un simple mouvement réflexe de volonté consciente peut être une action directe, sans délibération, à cause de la force et de Tiirgence du mobile qui ne nous laisse pas le temps do la réflexion; tel est le cas décrit plus haut; mais ces actions réflexes peuvent venir aussi d'un défaut d'intelligence. Des observateurs d'animaux connaissent plusieurs exemples d*animaux, même d'une espèce supérieure, tels que des singes et des chiens, chez lesquels on peut provoquer de ces actions instantanées, en faisant agir certains mobiles.
Fsope parle, dans une de ses fables, d'un spectacle de singes, où Tun des assistants troubla la représentation en jetant des noix parmi les acteurs. La vue des noix attira si violemment Tattention des singes, à Texclusion momentanée de tout autre mobile, qu'ils oublièrent leur leçon et même le fouet de leur maître, et jouèrent des pieds et des mains pour se disputer ces noix. De même, maître Renard, dans le conte bien connu, en faisant espérer du miel à Bruin Tours, et une rafle abondante de souris à Tibert, le chat, les entraîne à dos actes inconsidérés.
Dans la vie de la société humaine, les simples actions réflexes sont rares, bien qu'elles puissent être fréquemment observées chez les enfants, les sauvages, les idiots et les gens dits à tempérament vif. Dans Tesprit d'un homme instruit, chaque irritation psychique qui agit comme
ËNSEE 63
se changer
Fig. 3. — Diagramme montrant un acte de délibération.
élé, pour ainsi dire, amassés dans son esprit el et forment le fonds qu'on appelle expérience. En ^nl qu'ils sont rangés dans un ordre systéraa-
Fénervation des fibres respectives soit accomplie pour que le mouvement de nos corps et même les pensées de nos cerveaux aient lieu, aussi bien sans conscience qu'avec conscience; exactement comme une machine qui, mise en mouvement, marchera aussi bien dans Tobscurité que dans la lumière.
Si toutes les activités qui s'accomplissent dans notre corps, ou du moins, toutes celles qui ont lieu dans la substance vivante la plus élevée et la plus impressionnable, les nerfs et le cerveau, si toutes ces activités étaient, sans exception, en rapport avec la conscience, quel prodigieux chaos serait notre âme ! Dans la mêlée générale, nous ne trouverions pas un moment pour la délibération. Au milieu de tant de travail et d'excitation, aucun loisir ne nous serait accordé pour le choix de ce qui, à ce moment-là, est le plus important et le plus nécessaire. Le nouveau et Textraordinaire ne pourraient être distingués de la masse des événements ordinaires qui suivent le cours régulier de la routine. La restriction de la conscience à un champ circonscrit présente donc d'immenses avantages sans avoir aucun inconvénient, puisque la restriction n'est pas immuable. Au contraire, la conscience peut très facilement changer complètement de direction, elle peut, d'un moment à l'autre, s'attacher, suivant l'occasion, à n'importe quelle espèce d'activité psychique.
Lorsqu'un enfant commence à jouer du piano, avec quelle peine il apprend à distinguer chaque note et chaque touche et à associer les notes aux touches qui y correspondent ! Sa conscience doit être continuellement concentrée sur cette tâche avec l'attention la plus intense ; et, malgré toute
IBLÈME DE LA COriSCIEISCE DI! MOI
on, avec quelle gaucherie ses doigts sur le clavier! Comparez son jeu à ianiste accompli; avec quelle rapidité iance inconsciente les doigts du virât d'un bout à l'autre du piano ! On lème différence entre la maladresse t l'adresse inconsciente dans tous les toutes les sciences. Quel prodigieux pensée consciente chez l'écolier qui lis que le mathématicien opère, grâce les, avec une certitude inconsciente, nécanicien dont la main, même dans est capable de trouver et de manier it chaque levier de sa machine, 'activité mentale de notre conscience ibe dans l'inconscience, toute l'attenesprit est capable peut être dirigée i'elles difiïcultés ; et, ainsi, nos pent une suffisante liberté pour un travail u plus élevé, ou plus nécessaire.
processus mentaux dans la sphère de ? sont devenus automatiques, nous des actes d'intelligence inconsciente.
nce inconsciente travaille plus rapi- Tintelligence consciente, parce que ■>me est plus simple que lorsque les mentaux sont accompagnés de consl'intelligence inconsciente travaille c plus d'exactitude que l'intelligence parce que, comme une machine, elle c une précision mécanique. Autrefois, pensée était identifiée avec la consnsée inconsciente était la plus grande »ppement de la psychologie. Depuis ^chologues ont appris à distinguer
entre Tactivité de rintelligence et celle de la conscience, ils ne trouvent aucune difficulté dans le fait que la pensée inconsciente est possible.
Par pensée, nous entendons l'activité de Tesprit; c'est l'action réciproque qui a lieu entre les sentiments représentatifs. Par suite, la première condition de la pensée est un certain fonds de sentiments représentatifs ou, pour parler physiologiquement, d'empreintes de la mémoire qui, sous l'action de stimulants convenables, peuvent être facilement réveillées. Chez les adultes, ces sentiments représentatifs sont : ou des images concrètes venant des sens, ou des idées, des généralisations, des symboles abstraits.
Souvent les physiologistes limitent la pensée exclusivement aux opérations comprenant des symboles abstraits, et ils sont, ou plutôt, peuvent être pleinement justifiés en agissant ainsi, vu l'objet particulier de leurs investigations*. Les plus importants symboles de représentations abstraites sont les mots symboles ou noms. Ainsi, il est évident que l'évolution de la pensée, dans le sens le plus étroit de ce terme, est inséparable du développement du langage. La pensée, dans le sens le plus étroit du mot, est identique à la
(1) L'application exclusive du terme pensée à la pensée abstraite a été faite par Ludwig Noire et Max Muller, avec le but avoué d'élucider l'origine de la raison, c'est-à-dire l'aptitude de l'homme à se former des concepts. Le cerveau de l'animal ne possède que des images, et l'homme ne forme de concepts, suivant Noire, qu'à l'aide du langage. La raison humaine, dit-il, est le langage. Sans langage, l'homme n'aurait aucune raison. La raison et le langage sont inséparables, comme l'âme est inséparable d'un organisme, et le corps organisé l'est d'une âme. Ayant un autre but en vue, nous ne nous servons pas du terme pensée dans ce sens restreint ; nous entendons par ce mot toute opération de l'esprit.
que quelqu'un doit être à la porte, et cette idée fait jaillir un enehainement indéfini de différentes anticipations. C'est peut-être le facteur avec des lettres ; de qui ? Les suppositiotis se présentent en foule. C'est peut-être un ami bien venu, ou, au contraire, un agent importun qui vient vous offrir sa marchandise.
Toutes ces opérations s'appellent pensée. Il est évident que la pensée de l'homme est, jusqu'à un certain point, une opération se servant de mots ; mais il n'en est pas nécessairement ainsi, et, en vérité, ce n'est pas toujours le cas. Très souvent, c'est axu processus qui ne met en mouvement que les images des sens. Cependant, c'est une des caractéristiques de Thomme qu'il peut traduire sa pensée en paroles, et ce n'est même que lorsqu'il Fa fait qu'on peut le considérer comme étant arrivé à une pleine clarté de pensées. La fonction de la pensée est une réaction naturelle répondant à une irritation. L'organisme qui réagit d'une manière plus appropriée, dans chaque occasion spéciale, a une plus grande chance de survivre que les autres organismes. Son esprit étant mieux développé, il est classé plus haut dans le monde de la vie organisée.
Le mécanisme de la pensée, partant des simples mouvements réflexes, se développe pour devenir de plus en plus complexe quand il atteint les degrés supérieurs. La multiplicité des chaînons intermédiaires rend son processus plus difficile à saisir, mais il conserve toujours, même quand il est le plus compliqué, le caractère d'action réflexe.
Le sentiment, considéré au point de vue physiologique, est une commotion qui a son siège
dans la substance animale ; elle est causée par un mouvement affectant le nerf dans son extrémité périphérique et produit un autre mouvement, c'est-à-dire une contraction musculaire qui se fait sentir à l'autre extrémité.
Formulons brièvement les faits.
S."" Le sentiment ^c'est-à-dire le processus physiologique qui subjectivement est perçu comme i ■ sentiment) est causé par irritation,
''' 2® Le sentiment tend au mouvement.
Ainsi le sentiment est un processus qui se , place entre une irritation et une réaction, et qui,
enveloppé entre les deux, exerce une influence ' modificatrice sur la dernière. Les irritations peu-
s vent être internes ou externes. Les irritations ex-
i ternes sont des impressions produites par le contact
avec le monde, environnant, ainsi par les rayons de lumière sur l'œil, par les ondulations du son sur l'oreille, etc. Les irritations internes sont telles que la faim et la soif; elles sont des besoins pro- I venant de l'épuisement des tissus.
; La substance vivante, étant irritable et douée
de mémoire, s'adapte à certaines conditions de contact avec les objets environnants quand elles sont souvent répétées ; ainsi se produit une régularité qui peu à peu précise et fixe les impressions. La iki:. matière vivante, dans ses formes inférieures, est
irritable en tous points. Grâce cependant à une division du travail, l'irritabilité est spécialisée, comme sentiment, dans les cellules nerveuses du sensorium, et arrive définitivement à une netteté qui s'appelle conscience du moi. La forme la plus élevée du sentiment est atteinte lorsqu'elle se manifeste dans le langage distinctement articulé. Les
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