LE HOC\'EHE>~T RÉFLEXE ET LA PCS^E T
tion coDtre l'irritalion) aura lîea ; la peosée devient ainsi une grande épargne dans l'acUvilê de l'économie animale. Au lieu d'essayer toutes les possibilités dans la réalité jusqu'à ce qu'on trouve une qui soit mieux appropriée à Poccasi les images des choses, obtenues par les sentime d'expériences antérieures, sont associées et dis ciées dans le cerveau, jusqu'à ce que le résa amène la combinaison désirée qui est alors e culée ; le but de la pensée est atteint ; elle a pi résultat une réaction réflexe contre les irritatio Les hommes d'étude, en général, se renfermi dans leur cabinet de travail. Ils représentent, pi ainsi dire, le cerveau de l'humanité et peuvi être considérés comme son organe particulier pensée. Moins ils seront distraits de leurs pi sées, meilleur sera leur travail. Aussi est-il natu que des savants et des penseurs se soient S( vent imaginés que la pensée existe pour el même. Leur opinion a été répétée par ceux i peuvent être appelés « dilettantes dans l'art penser » et elle est devenue un des dogmei la mode de notre temps. Néanmoins, elle est u erreur.
5° Le but de la pensée est une adaptation a conditions environnantes.
On peut m'objecter que la pensée abou parroîs, non à l'action, mais à la suppressi de l'action. L'empêchement, cependant, est au une action. La pensée devrait toujours amener régularisation et l'adaptation de notre conduite i choses qui nous entourent, sinon la pensée ne trouve pas dans des conditions normales, pensée qui n'a d'autre but qu'elle-même est «
: ^'.r-nu ;v.î.- apiM*inn> i. o:arra;iUDii xz>e
.1 .'Ù.--C uiutîutî r> une jzTûr.d»; é'!0iiir!i5e:
^ .- . -LX.-^*a^j a uaie:^- i^ojirr^te?. Le?^ images . .,.-.^ tt.-caxiJi"i- suL remplacées par des ^'w*..»..i .ù:i jiuur,n'tMîSs:i- irai trouvent Jeur -**... .'i.^'t^ \.,i'.^^ixja iuia- ie- mots, et un iddI ^ .....Kt: -,u*.^t:vu-'t ediiuoti;: .T images. I^ cette W4t*wr>.'t* ' i\>»:et:>s^ ^tT^esfjiuiî: -s'éiève. L»es .14).^ <-; r^iir-ii >w*t7 ^«rt^sii^iUiOGs de reprèî*^ii.„ii»i.î i ^3/J;lt^ to^ret*- *î^ yintelli^^enoe •UïiuiîiiB, oiumr ùiiï^ 'îau:i ^, ni: remarqDer, eui tr^ driiv.i!i"-< a :utM';t:ït -soTte comme
Mt; eaSî?e^Hijnrit:tU'f' lar-î^rrv*, ealft* guenons a crav^ruS' .*'u:n- i rxYeau. j;;TTMTn e^t qipelée >p'T\<ii^^ it^^z^x^à. liirt^ ai.e -^ t>uuiiuaD môme
rvr«:ra U>?t i:*^<'^ t-i^ f'^ xiCî^î^v )ui^ riimiiiDées
'\ut.^y\ ,A >ia=^ V/if-.Tneni . .e an^riei ^'s. m 311:7*11 Tv^r-^ Wr '' /* rir.mme ;i^nrt^ lai^i^ ni U lure. : .f*5;i-
f^/',TufartAft'5^r» (»rnîA< -lu mri7^n -ie mecs s^TiiicL-es,
lUlAPITRE TU
SIKSATIOKS XT IDIÊaiS
1* Trai^.^^^ t>alLon, afin d'obtenir des types cTuinr^r.- T-:nirf^>^ntatife, a inventé lamélbode des y„**î:u.s riinmc^itt^ : c'est-à-dire gn^il a j^iouv^Aiiiiït uin i^Ttaine classe de persoimcs sur 'm nenït iiiAnm ^swiiîùfale, Tédoisanl Jes différentes 1:^ a't^> t, u. nitime dintensimi et ies posant les la*-.^ sxr n^ mim^. ûf^ ^jmà ce que leurs yeux iioui^sm îUr ik ntttot^ liime horizontale et leurs i»t5t îur a nn\mt^ iume ^verticale. On sait que les ^^^ijlaib- iavttauî< ^m; xouî à fait remarquables. I,:v lin^iituiù t>ii: t^vjûfoice lons les traits qiu >'iiu^?nii\Uiî*îau jfs un? avec les autres et ne .m:>v>*f^ii. çti in: lUiJT Trftet des pardcularités îndi- •nîiiUK^ijt^w 1 n a îaiiî àe traits communs dans f//nuî>y *i^ î^'A*"f^ r**^ Jf pc^rtrail formé de si nom- 'Cf^iX îi*tm'fc;^-r5C j.^ ûftreime baTOchure, il a t>v^x- * i*.t . ijosT^fs^e dîme composition idéale. >c*^j,v*ivC:>. c^viiiiwianU -que la plaque sensible «va \vêmx<sti tknx^ de sensibilité, nous aurions Là, dans ce ca»^ un exemple analogue à ce qui eiUle, <n r^alilé, dans les cerveaux des êtres !^<M)(anti^. lK»îi impressions similaires se produisent à Iravers le» différents organes des sens et sont
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(itnîr* ù moi, il faut nécessairement une coor- CMiî. jor. 0» spntttnent< oar laouelir I auention iv r orjanîpin*' tout enuer es: conceniree en un ^f- . iu'pr. Lor^qu*^ nou^ marchons snrnn^ rome t; î' o^r»' uutnin aspect Tari- e: iri^ressâiiî an ^ovâ-r*'^îr, iiou^ pouvons avarirer sans observer ni;v «n»- c^^soit : uou< marchons presqrbe inwn?- '■ir»nt-*i'- noîn' mouvemen;. C-=>?niani, siisr^me V» ni\i«e. un douio s>:*^ve dins n^rr? esprit au ^xw-*' du chemin à prendre. L* dru:-? es-: m proliitMu*' qui rociam-^ une srluii-z e;, lar; quTn'esl ])aN n»<t»iu, i: canst, a'jîss: .rnr^ezips qne dvirç retb* h^^iitation. un e:ô: d^ t-ns::z. -riî noTis rend rnn»;cipnt> (v là s':'-:im:z.. Li t:r!is*':-rr.-:e c:i md ir«»st-r!lt* î%as W\^\ c* s^:i:Lr r*rr.-ri rLis intense ruron' jvir i.i îe'^srr * Ll ^ s«? tr:rr^r ~.a^ee entre utt i)f^M>::: irt s-i >r..-b!wt::L La sd^sii»!tion ne l»i*i!var.: t':rv iv.^i::? niLn^^^ru -^^-^i:. es senti- #.'••> r.t >:r: "*^--s -fc -fcu^ i i*ri:L:r? ^ ii nous xc'/'t :• -";::-e : -'^: '!^»'^.* ^-^ntri» d til -rroentre et sr.trT'^^'rf .i #"i •*•;#*'»* ^ "tTimn i t^vî^ ht.*? nette
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Si tous les mouvements réflexes qui réagissent contre les irritations avaient toujours répondu à leur but, la conscience n'aurait jamais été nécessaire et le monde animal mènerait une vie inconsciente et purement instinctive, très peu différente de celles des plantes.
Supposons que le mouvement réflexe de la toux, chez un malade, fût accompagné de souffrances par lesquelles l'irritation de la gorge serait plutôt aggravée que soulagée, est-ce que le patient ne chercherait pas, en général, à retenir sa toux et ne finirait pas, peu à peu, par réussir à calmer rirritation du ganglion réflexe et à supprimer le mouvement réflexe, même pendant le sommeil?
Le docteur Mœbius, professeur de zoologie à rUniversité de Kiel, raconte une intéressante expérience de M. Amtsberg de Stralsund(l).
« Un brochet qui avalait tous les petits poissons qu'on mettait dans son aquarium, fut séparé de ses compagnons par une glace sans tain, si bien que, chaque fois qu'il fondait sur eux, il heurtait ses ouïes contre la glace et, parfois, si violemment, qu'il restait couché sur le dos, comme mort. Il se guérit cependant et ses assauts recommencèrent, jusqu'à ce qu'ils devinssent de plus en plus rares, et enfin, après trois mois, ils cessèrent complètement. Après qu'il eut passé six mois dans une solitude absolue, on enleva la glace et îl put de nouveau errer librement çà et là dans l'aquarium parmi les autres poissons. Il nagea immédiatement dans leur direction, mais il ne touchait jamais à aucun d'eux; il s'arrêtait tou-
(1) Schriften des naturwissenschafUichen Vereins von Schleswig Holstein; cité par Max Muller : The Science of Thought.f vol. I, p. 10.
jours à une distance respectueuse (à un pouce, à peu près) et se contentait de partager avec eux la viande qu'on jetait dans l'aquarium. Il avait ainsi été dressé à ne pas attaquer les autres poissons qu'il connaissait comme habitant le même bac que lui. Cependant, dès qu'un poisson étranger était jeté dans l'aquarium, le brochet ne le respectait nullement et l'avalait instantanément. Après qu'il eut fait cela une quarantaine de fois, respectant toujours ses anciens compagnons de captivité, le brochet fut retiré de l'aquarium, à cause de sa grande taille. »
Le docteur Mœbius ajoute, d'après Max MuUer : « Le dressage du brochet'n'était donc pas fondé sur le jugement, il consistait simplement en une certaine direction de la volonté par suite des impressions des sens, se reproduisant toujours de même ; sa générosité à l'égard des poissons qui lui étaient familiers ou, comme d'aucuns diraient, qu'il connaissait, prouve seulement que le brochet agissait sans réflexion. Leur vue provoquait en lui sans doute le désir de les avaler, maii évoquait, en même temps, le souvenir i souffrance qu'il avait endurée à leur sujet et pression pénible de son impuissance à atte une proie qu'il désirait passionnément. Ces pressions acquirent sur lui un pouvoir plus { que son instinct de voracité et le réprimèren moins pendant un temps. Les mêmes impress produites par les mêmes poissons, étaient jours, dans son âme, le commencement des m séries d'actes psychiques. Il ne pouvait :
pêcher de répéter ces séries comme une mac mais comme une machine douée d'une âm avait cet avantage sur les machines mécan
qu*elle pouvait adapter son travail à des circonstances imprévues, ce qu'une machine mécanique ne peut pas faire. La glace était pour l'organisme du brochet une de ces circonstances imprévues. »
Nous citons ce passage, non pour montrer que les animaux raisonnent ou qu'ils ne raisonnent pas, car une telle affirmation dépend exclusivement de la définition que nous donnons du raisonnement, mais pour montrer comment l'action peut être entravée par la souffrance. La souffrance est souvent dénoncée comme la quintessence du mal, mais, en fait, nous lui devons notre existence même d êtres conscients. La délibération avant Faction et, avec elle, les pensées les plus élevées ne deviennent possibles que par les entraves mises à Taclion réflexe. La tendance à l'acte continue encore, même si Faction elle-même est arrêtée. Le désir de faire une certaine chose et le souvenir de la douleur ou du désiq)pointement qui entrave Faction, se trouvent en conflit et il en résulte entre eux une lutte qui conduira, soit à une complète suppression de Facte projeté, soit à une adaptation aux circonstances. Si Fadaptation a lieu, la tendance à agir triomphe des obstacles ; néanmoins, le résultat est différent de ce qu'il aurait pu être comme simple mouvement réflexe qui n aurait pas passé par un processus de délibéraliou. Il se trouve ainsi modéfié et, vraisemblablement, mieux adapté aux circonstances.
L nue des plus importantes tâches de Féducation c>t d accoutumer la jeunesse à une discipline persouuoUe. Pour cela, la volonté n'est pas nécessaitvmeiU supprimée ou même affaiblie, mais on doit vlc\eIopiH*r un plus puissant pouvoir de contrôle
contrôle personnel. L'esprit ifuD homme, exclusivement entraîné par l'influence du moment et cédant facilement à l'impulsion présente, ressemble il une de ces assemblées populaires, où le discoureur le plus impétueux conduit tous les autres. Les soudaines Impulsions de la volonté sont alors exécutàes avant qu'on fût exposé l'autre côté de la question Un tel homme est limité à
plus iateose. Un éterDuement comprimé peuL
Îirovoquer une sensation très désagréable ; touleois, il peut être comprimé ; cependant il en est autrement lorsque l'irritation se manifeste sous forme de faim; dans ce cas, lorsqu'elle n'est pas satisfaite, elle ne fait que croître. Elle renouvellera sans cesse un processus de délibération et examinera chaque circonstance qui peut se tourner à son avantage. De là le proverbe qui dit que « la faim aiguise l'esprit ».
Si les nécessités de la vie ne peuvent être directement satisfaites, elles doivent l'être indirectement. Dans le cas où leur Gn ne peut être atteinte immédiatement, on doit inventer des moyens qui, par un chemin plus long, maïs meilleur et plus sûr, amèneront le résultai voulu. Les moyens qui ont dû être placés entre une volonté et sa Qn ou son but ont rendu la réflexion nécessaire. On avait besoin de la délibération pour pouvoir amener les moyens d'où dépendait la fin ; et ainsi c'est le besoin qui produit dans les créatures vivantes le développement et le perfectionnement ultérieur de la pensée.
Le puissant instinct de conservation et l'impossibilité de satisfaire cet ardent désir a contraint les substances organisées à s'élever de l'état
d'une claire De irritation rrible souf- : limites du i, il sacrifie ment la sois et doivent intissement.
0U8 conduit n'y conduit qui, par la 'ictoire dans a penser et, consciente,
libéraux du gue de nos lU. La diviprincipe de it très difTéçinent. Les re tendre et eur de ses
Dieu sont, itiles par la
opposition le la vieille , beaucoup
exempt de xvm" siècle ifs. Le Dieu
sévère qui t qui, après ïnédictioDS.
Il est très douteux que des hommes au sein de jouissances continuelles et vivant dans un état de bonheur constant, pussent jamais progresser.
L'homme reçut, autrefois, parmi ses animaux domestiques des bœufs et des moutons et prit grand soin d'eux. Leur sort actuel doit paraître plus désirable que leur état antérieur de liberté ; ils ne connaissent plus la rude lutte pour l'existence et, sur leurs verts pâturages, ils n'ont aucun pressentiment funeste de leur mort imminente ; et la mort même, s'ils sont destinés à la nourriture de l'homme, leur est donnée de la façon la moins douloureuse.
Si quelque part^ parmi les créatures vivantes, on a réalisé la conception idéale du bonheur paisible et de la pure satisfaction de la vie, c'est certainement parmi les troupeaux de bestiaux de nos fermes. Mais, à quel prix ! Tandis que les moutons et les taureaux sauvages se distinguent éminemment des autres animaux par leur intelligence, les moutons et les bœufs sont devenus, sous la garde de l'homme, tellement obtus d'esprit, que leurs noms mêmes, chose frappante, sont pour nous les symboles d'une irrémédiable stupidité.
Le vrai Dieu, qui gouverne en maître dans l'évolution de la vie cosmique, est affranchi de toute sentimentalité ; il peut certainement paraître cruel en comparaison de cet idéal d'un aïeul paternel et philanthrope. 11 ressemble à un père sévère qui ne gâte pas ses enfants par faiblesse, mais les traite, tantôt avec sévérité, tantôt avec indulgence afin de développer leurs facultés. L'histoire de l'évolution prouve qu'il n'a pas l'intention d'élever, pour le bonheur, des enfants