L*AME EST-ELLE UN MÉCANLSME
vision est la plus intense, de même dans la conscience, une seule combinaison d'idées, une seule perception ou une seule pensée concernant une perception, un seul but ou une seule activité peut, à un moment donné, remplir ce centre de la vie intellectuelle. Lorsque plusieurs idées sont éveillées, celle-là seule qui, à ce moment-là, est la plus forte, parviendra à la conscience. Dès qu'elle afait impression, elle perd son intérêt et une autre idée qui, dans Tintervalle, est devenue la plus forte, lui succède. Une combinaison de ces deux idées peut surgir et donner naissance à de nouvelles pensées, à de nouvelles découvertes, à de nouvelles inventions, à des idéals nouveaux.
Le principal progrès que la psychologie moderne ait fait, c'est qu'elle a rendu inutile ce que le D*" Montgomery appelle la faculté sélective, et qu'il ne peut expliquer qu'en supposant des impulsions hypermécaniques.
Tandis que , d'un côté , nous maintenons que tout mouvement et, par conséquent, toute impulsion est mécanique et peut être expliquée par les lois du mouvement, nous ne disons pas que l'âme est un mécanisme ou que les sensations et les idées peuvent être expliquées mécaniquement.
Tout en maintenant que l'àme n'est pas un mécanisme, nous ne voyons pas une lacune dans Tordre naturel de Tunivers et nous ne professons pas une théorie d'après laquelle des mouvements ne suivraient pas les lois du mouvement.
Nous faisons seulement remarquer que c'est une erreur de considérer les sentiments comme des mouvements, et qu'ainsi c'est une abominable confusion de notions que de tenter une explication mécanique de l'âme.