‹ Le problème de la conscience du moiChapitre 16 sur 42 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

La physiologie suppose, non sans de bonnes raisons, que la substance organisée est irritable. L'irritabilité de la substance animale est d'un genre différent et plus subtil que celle de la substance végétale ; elle est douée de sensibilité ou de conscience des sensations. Cette conscience de la substance animale est spécialement localisée, par une division du travail qui a lieu, naturellement, pendant le cours de l'évolution, dans des parties spécialement différenciées appelées système nerveux, et nous admettrons que la conscience ou la concentration du sentiment doit avoir aussi son siège ou son organe particulier là où elle s'accomplit.

Les états de conscience isolés ne sont pas encore de vrais états de conscience. Les états de conscience ne sont sentis que par le contraste avec les autres états de conscience.

A.lnsi, les états de conscience ou sentiments qui sont réellement perçus, ne sont possibles que dans les organismes oii les impressions des sens ravivent les empreintes de la mémoire et où une action réciproque entre divers sentifnents peut avoir lieu. Pour changer les sentiments en cons-

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