ME DE LA CONSCIESCE I
cieace du moi, il faut nécessairement une coor
dination de senlimenls par laquelle l'altentio
de l'organisme tout entier est concentrée en ui
seul foyer. Lorsque nous marchons sur une rout
qui n'offre aucun aspect varié et intéressant a
voyageur, nous pouvons avancer sans observe
quoique ce soit; nous marclions presque incons
àenls de notre mouvement. Cependant, si la rout
divise, un doute s'élève dans notre esprit ai
jet du chemin à prendre. Le doute est un pro
lilèrae qui réclame une solution et, tant qu'il n'ea
pas résolu, il cause, aussi longtemps que dur
celte hésitation, un état de tension qui nous rett
conscients de la situation. La conscience du me
,'est-ellc pas l'état de sentir rendu plus intens
incore par la tension? Elle se trouve placée entr
m besoin et sa satisfaction. La satisfaction a
louvant être atteinte immédiatement, les senti
'.enls ne sont plus en état d'équilibre et il nou
imble que c'est cette tension qui concentre e
itensifie le sentiment jusqu'à créer une nettf
inscience du moi.
Il est clair que la conscience ne surgit jamais s.
' ieJ;ension. Les jours passés dans i
ic idyllique" (:oiiïenl'"presque inconsciemment; i
'.apeu de frottement, il n'y a aucua problème à r é
""ludre ; nous n'avons aucun besoin qui ne soitprtf
)nu, et, s'il y en a, ils sont rapidement et facil&
lent satisfaits. Le besoin de conscience ne se f^
sentir, il n'y a pas de grande tension qui puisai
mettre en jeu et la ne passe comme un rèv^
mblable à un conte de fées, Plus l'homme ren
intre de problèmes qui demandent ses soins attea-
et ses réflexions approfondies, plus il s'efforcer*
les résoudre, plus intense sera sa conscience.