‹ Le problème de la conscience du moiChapitre 24 sur 42 · CO>SClESCE · texte numérisé non relu

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pulamen). ainsi que le noyau caudé qui est con- •■''lôré comme une parfit* du corps slrié, possè-

j — Section rrontale dj cerveau il'un einge [d'aprËs Vernicke) moatranl la relation entre le nudeus cauitalus et la seconde strie ou nucleus leatiformis. Les libres de la trolsitme bande ainsi ijue du nucleus caudatus Torment un lerniious(UrsprungseebieL), station terminale.

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deot des Stations terminales. Les fibres de la troisième strie et du noyau caudé forment un lerniinus particulier {ein Ursprungsgebiet) sem-

blable aux fibres des hémisphères (Wernicke voy. fig. 5). Ainsi ces corps ne sont pas de simples intemodia ou stations intermédiaires entre les centres moteurs du cortex et les organes terminaux des nerfs moteurs. Ils doivent être plutôt considérés comme un mécanisme indépendant attaché à l'activité cérébrale du cerveau et coopérant avec elle.

Le corps strié considéré au point de vue ontogénétique, est une partie des hémisphères. Il se développe, par différenciation, de la même matière grise continue, et appartient ainsi à la région hémisphérique (Edinger, voy. fig. 6). Il est naturel que, dans ces conditions, ses rapports avec les régions corticales ont plutôt le caractère de fibres commissurales, associant plutôt son activité que la subordonnant au travail intellectuel des différents centres de la mémoire (voy. fig. 7). Ceci est corroboré par le fait que la troisième bande ainsi que le corps caudé ne sont pas en relation directe avec la couronne rayonnante. On peut suivre les traces de certaines fibres de la seconde strie dans la couronne rayonnante ; mais elles sont comparativement peu nombreuses. La plus grande partie des deux stries intérieures (et de beaucoup), n'a aucune relation avec la couronne, mais reste un internodium des fibres descendant de la troisième bande et du corps caudé. Ces deux ganglions sont les sources principales des fibres radiaires du corps lenticulaire (Wernicke).

11 y a deux raisons de plus pour attribuer au corps strié la fonction de coordonner Tactivité hémisphérique :

1° Les expérimentations sur les lapins montrent que, si le corps strié est irrité par un cou-

J électrique, le résultat paraît èlre le mftme

florsque les cenires moteurs de l'écorce sont

stri^ [coTTiiîa itri'ilum) dans I

représente le cerveau liumain i ---

Jorai, il'ai>r*» le<locleur Ludwig Edinger {Ziaôlfyorlesungen ftber rfeii Bau dernerviBum Cenlralorgana. Leipsig ; F, C. Vogel.)

excités tous à la fois (Landois). Nothnagel appelle la partie médiane du corps strié dans le

voisinage du ventricule, le Laufknotenou ganglion de la course.

2^ C'est un fait bien établi que les mouvements volontaires et involontaires sont exécutés par les opérations de deux trajets moteurs nettement distincts, de telle sorte qu'un malade peut être incapable de remuer ses membres par un effort conscient, et capable de le faire, inconsciemment, par des mouvements réflexes automatiques ; tandis qu'un autre, incapable de les remuer automatiquement, est obligé, quand il veut se mouvoir, de faire des efforts constamment conscients. Or, les trajets moteurs involontaires descendent des hémisphères jusqu'aux muscles à travers la couche optique (thalamus opticus); tandis qu'on peut suivre la trace des fibres des mouvements volontaires jusque dans les deux parties du corps strié, dans le corps lenticulaire aussi bien que dans le corps caudé (Meynert *).

Nous ne voulons pas exagérer l'importance de cette hypothèse relative au corps strié, mais elle ne présente, autant que nous en pouvons juger, aucune objection sérieuse, bien que nous admettions qu'elle a besoin d'être vérifiée par l'expérience et, si c'était possible, par de nouvelles expérimentations. Cependant, que cette hypothèse soit soutenable ou non, nous la considérons comme indépendante de l'idée centrale qui Ta inspirée, c'est-à-dire :

Que les fonctions de la conscience et de l'intelligence sont tout à fait distinctes ;

Que la conscience est le produit de la coordination des sentiments ;

(1) Voir figure 5.

LE SIEGE DK LA CONSClENf.E

Que la grande masse de l'aclivité corlicale

- Fibres des fiémiphéres. - ...

pns entre le curpa slrié et le corlei. (D'après llugueni ^ Charcot.)

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Ii04 LE PROBLÈME DE LA COSSCIEN'CE DU -MOI évolue généralement d'une manière automatique Et qu'une petite partie seulement de cette ac livité, en coordonnant une certaine série di souvenirs, devient consciente.

Il y a de nombreux actes de mentalité intel ligente qui s'accomplissent sans conscience. Quel ques-uns seulement sont séparément et succès sivement associés à celte chaîne des souvenir qui forme la base de la personnalité conscient de l'homme. Comment ce fait pourrait- il ètPi expliqué autrement qu'en supposant un organi de coordination?

» La conscience, lorsqu'elle est extraordjnairemei intense et fortement concentrée, s'appelle atten lion. L'attention n'est que la concentration à la pensée en vue de se préparer à exécuter 4 d'exécuter un acte de mouvement, L'atlentio n'est pas un mouvement, mais plutôt une suppre; sion temporaire de mouvement. Son résultat Qd; et son but est toujours l'exécution de certain mouvements ou de séries de mouvements adapta' â des circonstances données '. La lecture, l'étudi l'observation qui a pour but la compréhensio J'une chose , sont autant de mouvements su lesquels l'activité consciente de l'esprit peut ôli Soncentrée, comme elle l'est pour la capture de 1 [proie chez les animaux. Dans un état d'atlentioa Itoul sentiment est concentré sur im seul poîn Me mire, en vue de préparer, par un acte de dél l'ibération, un mouvement particulièrement bie ladapté. Après une préparation convenable, l'ét ni'esprit sert d'irritant pour l'exécution du mouvi ment projeté.

(1) Voir Th. Kibot. PFfjckoloijie da l'Attention.

En conséquence, l'unité de conscience doit être conçue comme le produit de la concentration. Plusieurs sentiments convergent sur un point que vise l'irritant qui pousse à l'action, L effet de leur coopération est une attitude dont l'action concentrée, ou ie désir de l'action dirigée sur un but commun, est le trait caractérisque. Dès lors, la conscience n'est ni une essence matérielle, ni une essence mentale, maisun état d'esprit particulier, l. 'unité de conscience n'est pas une qualité originale et innée qui rend l'attention possible ; son unité est une unification. L'unité de conscience n'estpasune qualité intrinsèque de l'esprit; elle s'impose par l'objet de l'attention qui, comme un aimant, attire toutes les tendances de l'esprit au mouvement, et produit ainsi en elles, et parmi elles, un arrangement systématique, si bien qu'elles sont toutes subordonnées à un seul plan d'action.

Descartes plaçait le siège de l'âme dans la glande pinéate, uniquement parce que c'est la seule structure isolée du cerveau. L'idée de Descartes est abandonnée depuis longtemps, car la glande pinéale ne se compose pas de substance nerveuse ; on a découvert que c'est un œil rudimcn taire.

Considérant le fait que tous les organes cérébraux sont doubles, il est presque certain que l'organe qui coordonne l'activité mentale et la transforme en conscience, où qu'elle soit, doit être représenté deux fois dans le cerveau. On peut alors poser la question : Pourquoi ne pouvonsnous, au même moment, concentrer noire attention sur deux objets diOérents? Pourquoi un organe de coordination ne peut-il pas concentrer la conscience d'un hémisphère sur un genre de Ira-

; H aiKSCIENCE DL' MOI

Ile du ^M gauche, il '

vaîl, tandis que l'autre concentre celle du cond hémisphère sur un autre sujet?

11 est possible que, de môme que le lan^ .humain est localisé dans l'hémisphère gauche, il n'y ait qu'un seul organe de coordination qui puisse, dans les circonstances ordinaires, entreprendre le travail de concentrer l'activité raenlaie dans !e foyer de la conscience. Mais il n'en résulte, en aucune façon, que deux organes ne puissent opérer ensemble, car, si l'unité de conscience est le produit de la direction habituelle de l'activité mentale, elle n'est pas nécessairement produite et maintenue par un seul organe. Ainsi une voiture peut être traînée par deux chevaux attelés côte à côte, et dirigée vers un point unique. Si la conscience ou l'attention (c'est-àdire la concentration de la conscience) n est pas une unité, mais une unification, nous n'avons pas besoin de rechercher un seul et unique organe de conscience, comme fit Descartes. Etant un simple état d'esprit produit par une certaine I attitude de concentration, la conscience peut avoir I son siège dans deux et même dans plusieurs organes. Elle prévaudra aussi longtemps qu'une direction commune fera converger chacjue partie ■ de l'organisme vers un seul but ; et il n'est pas nécessaire que l'organe dont elle dépend unique.

On peut expliquer l'état d'attention en le ci l parant au phénomène de la vision. Si noire ail I tion est concentrée sur un objet que nous voi I devant nous, nous n'avons pas besoin, commi 1 tireur, de fermer un œil ; nous n'avons qu'à I 8er les axes de nos deux yeux converger de fï à ce que l'objet de notre attention soit placé

centre visuel des deux yeux. L'unité de vision, et aussi l'unité de conscience, vient de cette convergence même ; et, bien qu'il y ait deux représentations, une sur chaque rétine, et deux images corticales , une dans chaque hémisphère, l'objet est néanmoins perçu comme unique. La concentration de l'activité mentale peut avoir lieu en même temps dans deux organes de coordination. Aussi longtemps que lactivité mentale converge vers un seul objet, aussi longtemps qu'elle est concentrée sur une seule et même idée, elle se fera sentir comme un état de conscience unique.

Il est plus que probable que le mécanisme qui produit cette convergence mentale de la conscience agit aussi automatiquement dans un cerveau normal que le fait l'accord coopératif des mouvements de nos deux yeux, et, quelque merveilleux que soit le résultat ainsi obtenu, il ne peut être beaucoup plus compliqué que Tunification dans l'activité des deux organes de notre vision.

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