CHAPITRE XI
C'est un tait bien connu, sur lequel les savants et les penseurs ont, plus d'une fois, attiré notre attention, qu'il n'y a pas de mort naturelle parmi les animaux inférieurs qui se trouvent au dernier degré de Téchelle de révolution, les monères et les amibes qui se développent et se divisent, vivent et se multiplient sans fin, à moins qu'ils ne soient écrasés ou qu'ils ne périssent faute de nourriture. La monère que nous péchons aujourd'hui dans un étang d'eau stagnante pour nos observations est le même individu ou une partie du même individu qui a vécu, des siècles et des siècles auparavant, bien antérieurement à l'apparition de l'homme sur la terre.
L'homme n'est-il pas une partie de la vie animale et, en vérité, la plus élevée? D'oîi vient qu'il doit mourir? Si l'immortalité est l'état naturel de ces créatures dont les êtres animés, plus élevés, ne sont que des formes complexes et différenciées, comment se fait-il que la mort a paru dans ce monde de la vie ?