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méningite tuberculeuse et n’en restent pas moins guérissables, telles que : méningites lymphocytaires bénignes, l’encéphalite épidémique, la polyomyélite, les tumeurs cérébrales, l’hypertension des cardio-rénaux, etc D’autre part, beaucoup de méningites tuberculeuses ne s’accompagnent pas d’hypertension, il existe même des formes hypotensives telles que la ponction lombaire ne laisse s’écouler que quelques centimètres cubes de liquide céphalo-rachidien ; et ces formes hypotensives sont celles que l’on redoute le plus étant donné leur issue inévitablement fatale. Expérimentalement, on peut réaliser, chez l’animal, des hypertensions craniennes importantes, par des injections intra-cérébrales massives, et qui restent bien supportées. Ces différents faits semblent bien montrer que là n’est pas la clé de la guérison de la méningite tuberculeuse.
Quoi qu’il en soit, le premier résultat heureux fut celui de Riebold en 1906, qui au cours de 24 ponctions lombaires successives enleva plus d’un demi-litre de liquide céphalo-rachidien. Cet auteur pensait que, en plus de la décompression, cette méthode des ponctions lombaires répétées agissait par soustraction d’une quantité plus ou moins grande de bacilles et de leurs produits.
Reichmann combine la ponction lombaire avec la stase veineuse céphalique obtenue par l'emploi d’un lieu constricteur retardant la circulation de retour.
Rumpel, en 1907, rapporte un autre cas de guérison ainsi obtenu.
Ur —
Grote, en 1917, obtint deux guérisons après douze ponctions dans un cas et neuf dans l’autre.
Barber, en 1920, et Koch, en 1925, obtinrent également des succès.
On a proposé de remplacer la répétition des ponctions lombaires par un drainage continu du canal vertébral ou par la ponction des ventricules cérébraux avec irrigation de sérum physiologique.
Bien que cette méthode soit systématiquement employée dans beaucoup d’hôpitaux étrangers, aucun cas heureux relevant de son seul emploi n’a été signalé.
La même idée de décompression et de soustraction de liquide céphalo-rachidien a été reprise avec une technique différente :
Stiles rapporte deux cas de guérison obtenus par trépanation décompressive. Cette méthode thérapeutique reprise, surtout en Allemagne, avec ou sans drainage, n’a eu que des échecs sauf les cas de Fœrster ayant trait à des formes localisées.
Il semble inutile d'exposer ici les méthodes chirurgicales qui ont complètement échoué jusqu'ici.
La pneumo-encéphalothérapie a été proposée par Sharp et Afflek qui rapportent trois cas de guérison, mais ce sont des cas douteux en l’absence du constat biologique et de plus ces résultats sont infirmés par Skotzky qui sur onze cas traités enregistra onze décès avec issue fatale beaucoup plus rapide.
En France, Ramond et François utilisant la pnemo-
séreuse auraient eu des résultats encourageants ; mais