‹ Le problème de la dépopulationChapitre 12 sur 16 · E. — DE LA PROTECTION A ACCORDER A LENFANT · texte numérisé non relu

E. — DE LA PROTECTION A ACCORDER A LENFANT

C’est un devoir pour la nation d’entourer l’enfant, et surtout l’enfant malheureux de toute sa protection et de toute sa tendresse. En lui réside l’avenir de la patrie; une société intelligente doit donc ne reculer devant aucun sacrifice pour lui assurer des aliments et l’instruction. Sur ce dernier point, l’État aujourd’hui fait son devoir; mais à quoi sert l’école, si l’écolier n’a pas à manger! On lui a donné le nécessaire avant de songer à lui assurer l’indispensable.

Aux nouveau-nés que leurs parents ne peuvent nourrir, la société a le devoir de fournir du lait propre à l’alimentation du jeune âge, c’est-â-dire du lait stérilisé. Le Conseil municipal de Paris entre dans cette voie; on doit désirer que cet exemple soit suivi. Quelle admirable institution que celle des Caisses des

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LE lrüblême de la DÉLüPELATION.

écoles! Grâce à elles, les enfants trouvent à l’école le pain et la soupe sans lesquels la fréquentation de l’école est impossible. On devrait multiplier les Caisses des écoles et les enrichir, quelles que soient les dépenses à faire pour un si noble but.

Cette réforme est, de toutes celles que nous proposons, la seule qui doive être onéreuse à l’État. Qui pourrait en méconnaître la nécessité? De toutes parts, on entend parler de retraites aux vieillards; leur sort nous touche moins que celui des enfants; les vieillards ne sont pas une force pour un pays; d’ailleurs ils ont eu soixante ans pour préparer la sécurité de leurs vieux jours, et s’ils n’y sont pas parvenus, ils doivent le plus souvent s’en prendre surtout à eux-mêmes. Sans les enfants, au contraire, la France n’existera plus demain; de plus, ils sont moins que personne responsables de leur pauvreté. A eux donc doivent aller toutes nos ressources disponibles, à eux toute notre protection, tout notre amour; pour eux tous nos sacrifices.

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