‹ Le problème de la main-d'œuvre dans les colonies d'exploitation: La Côte est de SumatraChapitre 12 sur 58 · PA · texte numérisé non relu

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possessions de la côte orientale, par les dispositions nouvelles que le gouvernement a été amené à introduire dans les traités conclus antérieurement avec les princes indigènes.

Nous ne saurions mieux caractériser ces règles nouvelles qu'en citant le passage suivant que leur consacre le rapport colonial de 1907 : « Les circonstances ont démontré la nécessité d'opérer un changement radical dans les méthodes existantes ; les rapports politiques entre le gouvernement et les Etats contractants, tels qu'ils sont réglés dans les traités ou documents similaires, entravent, à plusieurs points de vue, le développement économique. Les sultans protégés, bien que tirant de leur domaine de larges revenus, contribuent d’une façon tout à fait insuffisante aux besoins du pays ; il paraît désirable de remplaces les anciennes conventions par de nouvelles, en conformité avec les exigences actuelles.

« À côté de la création de « caisses de district » destinées à recevoir la totalité des revenus des Etats et à allouer certaines indemnités aux princes et aux chefs, il est nécessaire d'insérer dans les traités une définition plus concise de la qualité de sujet.

« Seuls doivent être considérés comme « sujets directs » du gouvernement ceux qui ne font pas partie de la population indigène. La plus grande égalité possible doit présider à la perception des impôts et à l'acquittement des prestations ; les propriébés princières doivent être frappées de droits suffisants.

« Pour donner satisfaction à ces desiderata, nous examinons un nouveau type de traité permettant d'abandonner l'usage imparfait de la courte déclaration d’assujettissement dans nos rapports avec les Etats les moins importants ».….

Ce rapport, un peu confus, aboutit à une distinction subtile, quoique courante dans nos monarchies constitutionnelles euro-

péennes : on ne veut plus que les sultans considèrent comme

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revenus privés, destinés à leurs plaisirs et à l'entretien de nombreux parasites, les ressources importantes qu'ils tirent des impôts, de la culture du tabac et de l’industrie pétrolifère entre autres; ils n'en conserveront désormais qu'une partie déterminée à Utre de liste civile et devront affecter le surplus au paiement des services publics, notamment des travaux publics.

En rapprochant ces observations sur la politique administrative suivie par les Hollandais dans leurs colonies des indications que nous avons données précédemment sur l'histoire de Sumatra, on constatera que le gouvernement des Indes ne s'est préoccupé que médiocrement d'accroître les territoires qui lui étaient soumis directement, du moins tant que les circonstances politiques ne l'exigeaient pas impérieusement.

Du reste,les premiers rapports durables avec ces petits royaumes furent en général pacifiques ; les princes reconnurent presque tous sans opposition la souveraineté des Pays-Bas, qui n’eurent pas la peine de recourir à des conquêtes souvent coûteuses et dont l’aboutissement final est l'annexion.

D'autre part, l'importance de ces Etats était médiocre ; leurs populations peu compactes vivaient paisiblement sous l’administration des princes indigènes. Il n'existait donc aucun motif sérieux de les y soustraire.

Aussi les sultans, bien que leurs instincts despotiques n'aient pas toujours été en harmonie avec les institutions administratives introduites par le gouvernement des Indes, ne songèrent jamais à lui créer une opposition sérieuse, et préférèrent jouir en paix des revenus souvent considérables que leur procurait le récent développement économique.

Nous comprenons ainsi pourquoi la constitution féodale des anciens Etats indigènes de la Résidence de la côte est de Sumatra est encore respectée au début du XX° siècle et pourquoi la Hollande n'a pas jugé nécessaire l’annexion proprement dite.

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Mais en réalité les différences entre le régime de l'autonomie et celui du gouvernement direct tendent à disparaître. Ce que nous avons dit des modifications apportées en 1906 et en 1907 aux traités antérieurs conclus avec les princes malais, caractérise nettement cette tendance et définit exactement les attributions des sultans, qui ne sont plus en réalité que les chefs

du corps des fonctionnaires indigènes.

$ 3. — Justice. — Instruction publique. — Cultes. Inspection du travail.

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