‹ Le problème de la main-d'œuvre dans les colonies d'exploitation: La Côte est de SumatraChapitre 32 sur 58 · V. encore FERNAND BerNarD, À {ravers Sumatra, p · texte numérisé non relu

V. encore FERNAND BerNarD, À {ravers Sumatra, p

(3) Coolie venant travailler peur la première fois à Sumatra.

(4) Ces indications n'ont pour but que de donner une idée générale des

To

b). — Javanais (1).

La main d'œuvre javanaise n’a pas jusqu'ici été appréciée pour la culture du tabac ; le Javanais est moins robuste et moins ingénieux que le Chinois. Il fait preuve de moins d’initiative, de moins de persévérance et la production de son travail est en raison de la surveillance à laquelle il est soumis.

L'employeur lui désigne en général une tâche simple ; il lui confie les terrassements, les défrichements et les brûlages en forêts, les constructions de routes, de canaux de draînage et des bâtiments afférents à la manutention du tabac : séchoirs, hangars, etc... Il se spécialise encore dans la pose des ataps (2) et dans la cueillette du café. Le Javanais remplit volontiers les fonctions de domestique, de charretier et de garde de plantations (3). Mais il se rend surtout utile au cours des opérations relatives à la manipulation du tabac, pour la cueillette et la suspension au séchoir, pour le triage du tabac par couleurs et par longueurs après la fermentation, et pour l’assortiment en manoques ; on ne l'emploie guère aux champs que pour les travaux insignifiants (4).

conditions du travail, avant l'étude détaillée de la législation de la maind'œuvre.

(1) V. sur l'influence du système, Van den Bosch sur la mentalité de l'ouvrier agricole javanais, p. 101.

(2) Les ataps sont les feuilles des cocos Nipa ou palmiers nains. On les coud sur des bambous pour la confection des toitures.

(3) Cependant jusqu'à présent les grandes entreprises engageaient en général comme gardes d’anciens soldats de l'Inde ou Sicks (V. infra, c.),

Cette coutume tend à disparaître et les gardes ou « opas » comprennent actuellement, non seulement des Sicks, mais encore des Malais, des Javanais et des Baniares. Les Sicks et les Bengalais sont de préférence employés comme gardiens de bureau ou de goedang (magasin de la plantation).

(4) Voici les salaires moyens, communs aux Javanais, aux Javanaises et aux Chinois :

Cueillette des feuilles et enfilage : 17 cents 1/2 par 1.000 feuilles.

Attachage en manoques X 60 feuilles : fl. 4.40 par 1.000 manoques.

Assortiment et attachage du tabac par couleurs et longueurs (40 feuilles par manoque) : fl. 4.20 les 1.000 manoques.

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