‹ Le problème de la main-d'œuvre dans les colonies d'exploitation: La Côte est de SumatraChapitre 7 sur 58 · POLE · texte numérisé non relu

POLE

Le sultan de Siak qui guerroyait alors contre son frère le vice-roi, après avoir en vain sollicité l'intervention du gouvernement de Singapour, accepta finalement les propositions de l'anglais Wilson. Celui-ci, à l’aide de milices recrutées par lui, se faisait fort de réduire les rebelles ; mais après quelques escarmouches, Wilson exigea du sultan, en échange du concours qu'il lui apportait, la cession de territoires importants et fit si bien par ses prétentions exorbitantes, que le sultan et même le vice-roi se souvinrent des relations amicales qu'ils avaient autrefois entretenues avec la compagnie d'octroi et se tournèrent vers le gouvernement des Indes Néerlandaises. Leur appel fut entendu et, peu après la défaite de Wilson, la Hollande put sans difficulté établir sa souveraineté sur l'Etat de Siak Sri Indrapoera et dépendances (1).

. Quelque temps après, un différend s'étant élevé entre l'Etat de Kotapinang (2) et ceux de Paneh et de Bilah, le sultan de Kotapinang sollicita l'intervention des Pays-Bas et leur céda en compensation le territoire de Laboean Batoe, érigé dans la suite en subdivision administrative (onderafdeeling).

Une expédition militaire fut ensuite organisée pour détruire l'influence atchimoise dans les petits Etats de l'Est et ramener à la raison quelques roitelets récalcitrants (1865) (3). Enfin, vers la même époque, plusieurs Etais dépendant de Siak furent cédés directement à la Hollande (4).

(1) V. Traité 1858 avec Siak, infra, p. 26 et appendice.

(2) Kotapinang, Etat voisin de Bilah et de Paneb.

(3) À la même date, la Hollande dut occuper les postes de Barves et de Singkel sur la côte occidentale.

(4) Le sultan de Serdang s'était signalé par son attitude intransigeante à l'égard du gouvernement des Indes ; il fut obligé de renoncer à tout droit sur Petjoek, Danéi, Bedagei et Padang, ces Etats ressortissant de Deli depuis un temps immémorial. Le sultan de Deli, renonça également à toutes ses prétentions sur Langkat et Tamiang, qui furent alors reconnus appartenir avec l'île Kampéi au pangeran Indradi Rajah Amir, vassal de Siak. En 1878, celui-ci

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