‹ Le problème de la monnaieChapitre 35 sur 44 · LE CHANGE II \\ SPÉCULATION · texte numérisé non relu

LE CHANGE II \\ SPÉCULATION

change baisse, soit qu'on suppose que les priv hais sent et qu'alors encore la balance et donc le change soient contre nous, soit qu'on suppose que les marchandises ne baissent pas, niais que le change seul baisse aussitôt, il faudra nécessairement que le change baisse de telle manière que l'étranger continue à payer le même prix, qu'avant; le change devra baisser et baissera en effet jusqu'au point où le commerce sera de nouveau possible, c'est-à-dire au point de la parité d'or des monnaies, ou de la parité dos pouvoirs d'achat. Ce qui produit cette conséquence que les prix sont rapidement les mêmes en tous pays, s ils son! réduits en une monnaie unique sur le pied du change.

Il faut se sou venir seulement de ce qui a été dit touchant le décalage qui se produit entre le moment où la monnaie est dépréciée, et celui où les prix haussent. Tant que celle situation dure. — elle ne dure pas longtemps, — les priv étant Inférieurs À l'intérieur du pays etle change bas. l'étranger est attiré vers le pays à change bas. Dans le temps même du décalage, pour le pays dont le change est bas à cause de sa dette extérieure, et de la mauvaise qualité de sa monnaie, de son commerce diminué, le volume des ventes au dehors, comparé avec celui des délies à cause d'argent, est si mince, que l'augmentation du commerce qui pourrait résulter de ce que les prix ne haussent pas aussi vite que la monnaie est dépréciée est peu perceptible dans le change.

Mais le temps vient vite où les prix haussent dans la proportion même où la monnaie a baissé de valeur. Et alors quel avantage l'étranger trouverai! il à acheter dans un pays où il paie aussi cher qu'ailleurs ? Aucun. On a vu que la perte sur la monnaie, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, était rapidement compensée par le surhaussement de toutes les mar-

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chandises, En sorte qu'une marchandise coûte enfin le même prix-or intérieur dans tous les quelle

que soil la qualité de la monnaie.

Néanmoins il esl certain que certain»

douanières, certaines taxes rendent le retoui équilibre plus lent. Outre cela, il y ï une tendano l.i stabilisation des prix à l'intérieur d'un pays, qui fait que le change est très souvent au dessus ou au-dessous de la parité des pouvoirs d'achat.

11 reste encore, à ce sujet, qu'il faut distinguer : Change haut ou change bas sont, eu principe, indifférents quand la puissance commercialedes pays envisagés est restée la même, Le change bas peut être avantageux pour un pays qui a un commerce florissant et qui peut pallier la perte en augmentant le prix denrées et le nombre de ses ventes. Il est, au contraire, détestable pour un pays qui a des remises à faire à l'étranger. L'un est à peu près maître de son charu l'autre non. Le change haut n'est pas un obstacle à l'exportation, il est même un avantage, dans le ois où la grande prospérité intérieure permet d'abailes prix au dehors. Il n'est détestable que si la situation intérieure embarrassée fait hausser les prix de revient, et que la vente est arrêtéeau dehors par l'épuisement des pays autrefois acheteurs, épuisement qui provient non directement de l'infériorité de bonté de la monnaie, mais de l'infériorité de la richesse x éritable, qui est constituée par les marchandises.

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