CONCLUSION DE TOUTE LA QUESTION DU CHANGE
à dire le vrai, on s'aperçoit combien cette question des changes est complexe. Encore une fois, toutes le: théories proposées pour en rendre compte ne sont pas
i i CB kNGE BT LA SP1 I I I \ I IQS I 7.'$
fausses dans tous 1rs cas. Les unes sont laites plutôt pour un pays, et un temps donné, les autres pour d'autres. Mais la théorie classique, qui lait dépendre le coûts des changes de la combinaison des balauccs des monnaies et des comptes, dominées par la spéculation, a l'avantage d'être plus étendue, plus vaste, et d'embrasser tous les cas ; elle rend pour ainsi dire compte de toutes les éventualités.
Pour en terminer avec cette matière singulièrement dillicile à ('puiser, il importe de présenter les remarques suivantes.
D'abord, il doit encore une lois en être des changes comme dé la monnaie, lorsqu'elle est de papier comme la notre et comme celle de beaucoup d'Etats d'Europe : de même que c'est le sentiment très simpliste des hommes, qui en dépit des théories les plus savan tes s'impose toujours en matière de valeurs, et donc de monnaies, il va falloir encore ici tenir compte de. cette opinion générale.
Ensuite, la vie est plus forte <pie toutes les cl i 11 i cultes. Si le commerce en rencontre trop à s'effectuer par l'intermédiaire des monnaies, ilrecourraà d'autres moyens dont le plus simple est le troc. Car il peut \ avoir beaucoup de dangers et de causes de ruines dans une trop grande instabilité des changes. On pourrait \ remédier cependant ; mais il faudrait d'abord que nos finances fussent saines.
Si l'on veut bien observer qu'avant la guerre les mouvements des changes étaient très faibles, et qu'aussitôt qu'une cause jouait pour les altérer, on v remédiait aussitôt par divers moyens, soit par l'exportation des capitaux, soit par l'élévation du tauv de l'escompte, qui évitait la sortie de l'or, lorsque cette sortie aurait été préjudiciable ; si Kon veut bien observer
Ahthuys. — Problème de la monnaie. 12