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ioo i ' utimos-oi . I' change d( i rail être au paii on bien, qu'il suffirait de stabiliser la Faleui intérieure du franc pour que \(i- changes fussent ainsi stabili Ce qui rif saurait être absolument exact : cela n*au rait changé en rien la demande considérable de papiej étrangerquia lieu en France, a cause d< dos dettes commerciales et d'argent, demande qui doit nécessairement portera un plus haut prix ce papiei étranger, au moins pour un temps.
Une chose qui se produirait, c'est que la spéculation sur le billet serait supprimée, puisqu'on aurait une chose et non une espérance eut re les mains ej que nos créances nous rapporteraient plus. Mais, de tout cela, la théorie classique rend infiniment mieux compte que les théories nouvelles.
Cette assez longue digression tend à illustrer à non veau le principe auquel on s'est toujours référé dans tout cet ouvrage, et qui est que, en toutes rnati» de monnaies et de commerce, c'est le sentiment dehommes «t la nécessité dans laquelle ils sont de vivre qui comptent seuls. Et comme cette réalité et ce sentiment sont à peu près inchangeables, les théories anciennes, cfbi répondaient au-x réalités des autres siècles, doivent répondre à celles de ce temps.
Les nouveautés sont bien rares et bien petites. A Dien étudier l'histoire, on s'aperçoit que, spécialement en matière de commerce et de monnaie, on n'a pas inventé grand'chose depuis le moyen âge, et même depuis les Romains. Les banquiers italiens étaient ^aussi et -plus habiles que ceux du temps présent : l'Europe n'était guère moins troublée qu'aujourd'hui. Et s'ils n'avaient pas de papier-monnaie politique, ils avaient aussi des monnaies bien incertaines.
COM'.LISION
11 ressort de toute cette étude que le moins qu'on puisse dire de l'inflation fiduciaire, Tonne moderne de l'affaiblissement dos monnaies, est qu'elle produit des conséquence* singulièrement fâcheuses. Elle trouble infiniment la vie économique et l'ordre social. \ l'intérieur, un déplacement de fortunes qui équivaut à ime révolution, et qui ne rend pas impossible, loin delà, un bouleversement \iolent ; à l'extérieur, pour la France notamment, dont le commerce et l'indus trie, par la ruine du Nord, sont diminués de force et d'étendue, et qui succombe sous le poids de dettes énormes, l'inflation a provoqué un eflfondremenl du change. Si l'on voulait faire le bilan dv> difficultés qui naissent de l'inflation, il faudrait porter au passif: déséquilibre, spoliation d'une classe, diminution de vigueur de tout le corps social, accroissement des difficultés financières. Mais cela serait encore relativement peu de chose. Il suit de l'état de choses créé par l'alVaiblissement du signe monétaire, un ébranlement des idées, une ohscurité de la législation, des mesures arbitraires, des l<»is d'exception, une décrois sauce de l'honnêteté, un excès de spéculation pure, et une incertitude générale dans les moyens d'acquérir et de conserver les richesses
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Il suit de l'inflation quelque cho» de pi re :
le risque constanl d'émissions oouvell risque
en produit à son tour un autre, le pîu le plus certain aussi : ledécri.
[I faut se gard »n raisonnement. Kr une
luis, c'esl lesentimi al, c'est L'imagination de tout I hommes qui donne sa valeur aux choses, el prin< paiement à la monnaie. Faut-il donc que- l'esprit decontemporains soit à ce point obscurci qu'ils m souviennent de rien ? Faut-il penser que l'aventure des assignats, et surtout le système de Lan n'ait rien appris ? Faut-il en venir à croire que, frappés d'une singulière folie, les hommes prennent le change 60 des matières où les exemples abondent ? Ne tau t-i 1 pas que les yeux s'ouvrent enfin, et qu'un spectacle aussi ordinaire que celui du temps présent paraiencore mystérieux 2 Ne faut-il pas désespérer quand un pays en vient à ne pas même remarquer qu'il a maintenant 39 milliards là où il n'en aurait du avoir que 12 ou i3? qu'une somme si considérable n'eflYaie pas alors qu'autrefois des altérations de la monnaie, moins excessives, ont amené les catastrophes que l'on sait ?
Et on parle de nouvelles émissions? On entend bien que notre situation financière est désespérée. Mais le remède est- il là ? Evidemment non.
Ici, les inflationnistes disent : nous ne prétendons point que notre moyen soit la panacée, mais indiquezen un autre.
Il faut répondre hardiment. Il n'y a aucun moyen simple de sortir de la situation où nous -, sommes; ni l'inflation démesurée, ni l'impôt sur le capital ne 6eront opérants. L'histoire en fait foi. Il n'y aurait qu'un seul remède, réduire les dépenses, et non i