‹ Le problème de la néphrose lipoïdiqueChapitre 15 sur 63 · I SR · texte numérisé non relu

I SR

TABLEAU I FUUL 97 VII AIX B'iIxX CAIRN 28 IX" 76 XE Lipides totaux... 30,60 24,40 — 22,38 18,20 17,00 15,44 Cholestérol ...... 6,99 : “5,26, — — 399-1377" 13,338 : holest Rab io OST 108 OR AU RE tn lip. totaux Protides tot. ..... — " 851, 30,50 40,60 40,60 4#2,8 43,5 DÉLLNO RENE 17 — 6,914 05224 19,65: — 2,81 Globuline =... — : 2819: 19,45: +. 92,95: — 40,69 sérine R DRE MC == 0,24 0,58 == 0,76 — 0,06 glob.

UréEs are — 0:82: 14,025 10,82 O0 ET 2 08 Chlore du plasma . FAO LIMESS 01 — SD 0 O2 0 Chlore des glob. — 2,45 1,88 — 2DB- SD SF ,0% CI. glob. :

Rap. =———... — 0,55: -0,52-2— 0,72 0,69 0,81 CI. plasma Sodium du sérum ., — 3,40%:2#9,22 Ra D 1,18 1,38 Pe CÈ CR FE , 0

L’albumine était toujours en grande quantité, mais elle variait entre 8 et 30 grammes par litre sans que l’on puisse établir un parallélisme quelconque entre elle et les autres symptômes.

Les urines contenaient toujours très peu de chlorures. On verra plus loin comment l'élimination des chlorures se produisit au cours de l’épreuve dé chloruratian. Voici les résultats des mesures de la tension osmotique dite des protéines, selon la méthode de Govaerts : 27 août 12 centimètres d’eau, 21 septembre 11 céntimètres, 28 septembre 9 centimètres,

OS

Ævolution de la maladie pendant le séjour du malade à l'h6pital.

Nous l'avons d'abord soumis au régime déchloruré, puis nous avons pratiqué l'épreuve de chloruration, suivant la méthode de Widal et Lemierre ; enfin nous avons tenté le traitement par le régime riche en protides, associé au traitement thyroïdien.

Première. période. — Déchloruration : le malade fut d’abord traité par la théobromine donnée en séries de à jours, à la dose de 1 gr. 50 par. jour ; le traitement n’eût aucun résultat. En même temps, il fut soumis au régime déchloruré ; pendant les 3 premiers jours le régime fut le suivant : 1 litre d’eau lactosée et 1 litre de bouillon de légumes. Pendant les jours suivants du 6 au 13 août, on donna de l’eau lactosée à la dose de 1 litre par jour, 1/2 litre de lait et de la purée de pommes deterre. A partir du 14 le régime fut fixé de la façon suivante’

Pommes de terre : 400 grammes.

Riz ou pâtes :! 600 grammes.

Pain sans sel : 200 grarnmes.

Confitures : 100 grammes.

Fruks.

La quantité de liquide ingérée resta fixée à 1/2 litre par jour. Ce régime fut maintenu pendant tout le temps de l'épreuve de déchloruration et de chloruration. Les 29, 30, 31 août et 1er. septembre, on y adjoignit 12 grammes de chlorure de sodium par jour et ensuite on reprit le régime précédent.L'épanchement pleural après les 2 ponctions évacuatrices du 30 août et du 6 septembre ne se reproduisit plus. On ne put observer la phase d'élimination des chlorures, car l’œdème était devenu à la suite de la chloruration tellement marquée qu'on fut obligé de pratiquer très vite une ponction d’ascite.

Nous donnerons plus loin, avec les détails utiles, les résultats de cette épreuve de chloruration, ainsi que les déductions que nous pensons pouvoir en tirer (voir chap. VIT).

Deuxième période. — Azotémie. Traitement thyroïdien ; ponctions d’ascite répétées. Aussitôt après l'épreuve de chloruration, le taux de l’urée sanguin commença à s'élever. Le 9 septembre, on commença l’essai du traitement thyroïdien. On donna d’abord 5 centigrammes par jour jusqu’au 18 septembre, puis

10 centigrammes jusqu’au 21 septembre et 15 centigrammes du 21 au 30; cette dernière dose fut mal supportée. Le pouls devint très rapide (130) il y eut une diarrhée abondante et l’on fut obligé, le 30 septembre, de redescendre à 10 centigrammes, puis à 5 centigrammes le 10 octobre. Le traitement fut abandonné complètement le 23 octobre. L'échec du traitement thyroïdien fut donc complet,mais il faut remarquer qu’il n’a été commencé qu’au moment où le malade était déjà fortement azoténique, comme on peut le voir d’après le tableau n° 1.Aussi avait-il peu de chances de réussir. En même temps, nous avons essayé de donner au malade de la viande, mais on ne put pas continuer ce régime, car l’azotémie continuait à s'élever rapidement.

Les ponctions de l’ascite furent fréquemment renouvelées, parce que celle-ci se reproduisait très vite. Le 15 septembre, une première ponction évacua 8 litres 1/2; en quelques jours, l'ascite redevint aussi abondante, tandis que les œdèmes diminuaient. On fut donc obligé de renouveler la ponction le 22 septembre (11 litres), le 29 (10 litres), le 13 octobre (10 litres) et le 2 novembre (9 litres). Dès la deuxième ponction, les œdèmes et l'épanchement pleural avaient presque complètement disparu. Il ne restait qu'un œdème des chevilles. Le malade apparüt alors extrêmement amaigri, avec une véritable fonte musculaire.

L'hydrothorax disparut en même temps et tout le liquide retenu dans l'organisme passa désormais dans l’ascite seule.

L'azotémie, qui était peu marquée avant l'épreuve de chloruration, s'était élevée brusquement à 80 centigrammes aussitôt après et monta ensuite progressivement (voir tableau I) jusqu’à atteindre 2 grammes au moment de la mort. Nous avons donc observé ici l'inverse dé ce qui se produit habituellement pour Widal et Pasteur-Valléry-Radot, lors de l'épreuve de chloruration (diminution de l’urée sanguine).

Mais nous ne croyons pas qu'il y ait un rapport entre l’ascension de l’urée sanguine et l’épreuve de chloruration. Il s’agit probablement d’une coïncidence.

L'épreuve de la sulfonephénolphtaléine montra une diminution très marquée de la perméabilité rénale à ce moment : 4%, seulement de la dose injectée était éliminée au bout d’une heure et demie.Notons qu'en même temps que le taux de l’urée sanguine s'élevait, celui des lipides totaux et du cholestérol s’abaissait.

de

Période terminale. — Vers le 20 octobre, l'état général était de plus en plus atteint; on supprima alors tout traitement thyroïdien et on essaya simplement de remonter l’état général au moyen de camphre soluble, d'extrait surrénal, de rayons ultraviolets; c'est à ce moment que l’adénite cervicale suppura et qu'on la ponctionna. L’amaigrissement était devenu extraordinairement marquée, l’asthénie était extrême et le malade ne pouvait plus faire un mouvement. La température tomba aux environs de 36°, et le malade resta en hypothermie jusqu’à la fin. Il mourut le 11 novembre sans présenter d'accidents urémiques. Il n'eut ni convulsions, ni coma ; la mort survint en pleine connaissance. Depuis quelques jours, on notait quelques douleurs abdominales spontanées. La palpation révélait une certaine sensibilité de l’abdomen ; ce furent les seuls signes de la péritonite que l’on découvrit à l’autopsie.

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