‹ Le problème de la néphrose lipoïdiqueChapitre 23 sur 63 · SYMPTOMES CLINIQUES · texte numérisé non relu

SYMPTOMES CLINIQUES

Le tableau de la néphrose lipoïdique vraie est toujours identique à lui-même. L’œdème, le plus souvent considérable, et l'albuminurie constituent à eux seuls presque toute la symptomatologie.

Début. — L'œdème est, dans l’immense majorité des cas, le premier signe constaté. Il débute le plus souvent par la face. C’est par hasard qu'il est remarqué par le malade ; il est à ce moment léger, localisé aux joues ou aux paupières. Jamaisil n’y a le moindre malaise ; l'œdème est le seul symptôme. À ce moment, si on cherche l’albumine dans les urines, on trouve le plus souvent dès le premier examen des doses déjà énormes ; 9 gr. par exemple {observation 1), 5 gr. 80 (observation 2). Dans aucun des cas publiés, pas plus que dans les nôtres, on n'a fait à ce moment l'examen du sang au point de vue chimique. Le diagnostic a été fait jusqu'ici toujours tardivement et on a pensé d'abord à une néphrite banale. Néanmoins, étant donné l'insidiosité si particulière du début, sans aucun autre signe, sans fièvre en particulier, le diagnostic pourrait être fait plus précocement.

Volhard cite un cas où l’œdème a débuté 11 jours avant l'albuminurie : chez un sujet de 15 ans apparaît le 19 janvier 1910 une tuméfaction des paupières ; on examine l'urine le 25 et le 29 janvier et on ne trouve pas d’albumine ; on en trouve le30o janvier ; le 7 février le syndrôme de la néphrose lipoïdique était au complet et il y avait ro grammes d’albumine par litre dans l'urine.

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