PROTIDES DU PLASMA ET DU SÉRUM
On constate un syndrome particulier caractérisé par :
Une diminution des protides totaux ;
Une diminution parfois très marquée de la $érum-albumine ; :
Une diminution, et le plus souvent une inversion du rapport des albumines aux globulines ;
Une augmentation du fibrinogène.
Déjà en 1845, Becquerel et Rodier avaient constaté une diminution de la quantité totale des protides dans certains cas de malde Bright et dansles affectations cardiaques avec œdèmes. C’est Erben qui constata en 1902 l'existence d’une inversion du rapport des albumines aux globulines dans la néphrite chronique parenchymateuse.
Epstein a étudié avec beaucoup de soin les modifications des albumines et des globulines.
Kollert et Starlinger ont noté l'augmentation du fibrinogène. ®
Taux normal des protides du sérum.
Le taux des protides du sérum est assez variable, Les auteurs donnent tous des chiffres à peu près analogues, en ce qui concerne les protides totaux, mais ils sont en désaccord pour le rapport albumines-globulines.
Rusnyak, Barat et Kurthy donnent les chiffres suivants :
Albumines, 38 gr. 2 par litre.
:Globulines, 32,05.
* Fibrinogène, 1,80. $ albuminesglobulines - Epstein donne :
.:Protides totaux, 68.
- «Rapport Albumines-globulines, 1 ,66 à à 2. Bôhme, donne comme chiffre de prôtides totaux, 63 à 88. . Salvesen dans untravail récent trouve des chiffrés variant pour les protides' de 63, 4 à 69, 6 et pour le rapport albumines-globulines, un rapport moyen de 1,72 chez l’homme et de :1,62 chez la femme.
Rapport LT A
Mais surtout il note que les chiffres varient chez le même individu suivant les moments.
: Par conséquent,nous ne considérerons comme anormaux, que les chiffres de protides totaux,inférieurs à 6o promee albumines .
litre me ] Co nie 60.
par litr es rappor gloBuline = inférieurs à 1,
Protides totaux.
L’abaissement considérable des protides totaux semble constant dans la néphrose lipoidique,
Epstein trouve en moyenne des chiffres avoisinant39 gr. par litre. Re
Govaerts a trouvé un chiffre de 35:grr. 2:
Nous avons trouvé comme chiffre le plus bas, 29,70. Les chiffres que nous avons constaté, au cours de l’évolution de divers cas, ne semblaient pas en rapport avec l'intensité du syndrome. C’est là le fait le plus constant et le plus frappant.
£a sérum-albumine peut tomber à des chiffres extrémement bas. On avait constaté (observation 1) deux jours avant la mort le chiffre de 2 gr. 87.
La globuline pour Epstein, reste aux environs de la nor-
male.
Kollert et Starlinger, au contraire, insistent sur l’augmentation de la globuline, qui pourrait atteindre le quadruple de la normale Ils ont basé là-dessus une partie de leur théorie. :
En réalité, d'après nos constations, la globuline peut être aussi bien diminuée qu'augmentée. Quand la diminution de la sérum-albumine est très marquée, on constate plutôt une augmentation de fa globuline.
Le chiffre le plus haut de globuline a été trouvé dans le même sérum que le chiffre le plus faible de sérine.
Le rapport des albumines et des globulines est des plus variables, suivant les malades. Linder, Lundsgaard et van Slyke ont trouvé un abaissement de ce rapport à 0,26 dans un cas.
Nous avons vu ce rapport descendre à 0,06 dans notre observation r.
Tous les auteurs qui ont fait le dosage des protides dans la néphrose-lipoïdique ont trouvé des chiffres analogues.
Néanmoins, sile rapport des albumines aux globulines est toujours diminué, il n’est pas toujours inversé comine nous l’avons vu dans une denos observations (observ. Il).
Le fibrinogène. Son augmentation a été notée à la suite de Kollertet Starlinger par de nombreux auteurs (Rusznyak, Barat et Kurthy ; Clausen) il pourrait atteindre un taux 9 foissupérieur à son taux normal, pour Kollertet Starlinger.
La sédimentation rapide des hématies, semble constante. (observée par Ebel, Kollert), elle est considérée comme en rapport avec l'augmentation du fibrinogene du plasma (Fahreus, Linzenmeier, Starlinger). Grossmann attribue aussi un rôle dans ce phénomène à la proportion élevée de globulines. Nous avons toujours trouvé une sédimentation rapide des hématies ; nous n'avons pas recherché le taux du fibrinogène. |
Généralement la coagulation est cependant normale. Une fois seulement (dernière prise de sang du cas IL) il y avait en même temps coagulation plasmatique,
DS