‹ Le problème de la néphrose lipoïdiqueChapitre 33 sur 63 · HIDE · texte numérisé non relu

HIDE

Hydrémie.

La dilution du sang doit à priori se produire au moment où le taux du chlore s'élève dans le plasma, car ses causes sont les mêmes. On doit donc penser que si dans les néphrites il se produit en mêmetemps une augmentation de la chlorémie et de l’hydrémie, au moment où l’œdème se constitue : dans les néphroses inversement, c’est, avec la diminution du taux du chlore, une concentration du sang qui doit se produire, au moment où l'eau et le sel sont à la fois appelés vers les tissus. Mais, en ce qui concerne l’hydrémie, la vérification est beaucoup plus difficile. Dans la néphrose lipoïdique, il y a une diminution permanente du taux des albumines, atteignant souvent la moitié du chiffre normal ;ilne peut s'agir là d’hydrémie, car il faudrait une dilution sanguine invraisemblable pour diminuer le taux des albumines de moitié.

De plus, le taux des albumines oscille spontanément dans d'assez larges proportions, tant chez les malades nermaux (Salvesen) que dans les néphroses lipoïdiques (voir les tableaux des dosages).

Les numérations en série des globules, constitueraient un meilleur mode d'appréciation de la dilution ou de la concentration du sang que les dosages de protides.

La diminution parfois très marquée du nombre des hématies dans les néphroses ne peut pourtant pas non plus s’ex: pliquer par la dilution du sang. En effet, cette anémie n’est pas constante. Dans les cas de Kaufmann et Mason, elle manquait ; il s’agit donc d’une réelle anémie. De plus, le nombre des globules blancs, loin d'être diminué, s'e:ttrouvé augmenté dans tous nos cas. Aussi, les appréciations de Ruysnyak, de Brown et Rowntree qui concluent que dans les cas de néphrose, le volume du sang peut être soitnormal, soit augmenté, sont sujettes à caution.

De même pour l'opinion de Fahr, qui considère la dilution du sang comme particulière aux néphrites avec œdème, : alors que dans les néphroses, le volume du sang serait normal.

Autres éléments minéraux

Ils ont été jusqu'ici peu étudiés.

Le potassium. — Oimer, Payan, et Berthier; notent une élévation du taux du potassium dans les néphropathies avec œdèmes ; Nelken et Steinitz ne retrouvent pas les mêmes résultats. Nous avons fait quelques rares dosages de potassium dans le sérum. Les chiffrés que nous avons trouvés sont assez élevés, de même que dans un examen de liquide d’ascite ; néanmoins, on ne peut en tirer encore de conclusion, d'autant plus que le dosage de potassium se heurte à de grandes difficultés techniques, et que les chiffres donnés comme normaux par les différents auteurs varient dans d’énormes proportions. (Voir la Bibliographie de cette question dans Nelken et Steinitz.)

Le calcium pour Nelkenet Steinitz serait surtout diminué dans le sérum dans les cas de néphrite azotémique.

Ils citent aussi 2 cas de néphrose avec des chiffres légèrement diminués : 8gr. 70 et 9 gr. au lieu de ro grammes.

Cette question mérite donc d'être entièrement reprise.

Autres renseignements donnés par l'examen du sang.

Anémie. — On constate souventune anémie d'intensité moyenne, mais elle n’a rien de caractéristique ; on la retrouve dans toutes les formes du mal de Bright ayant une évolution chronique. Elle est d’ailleurs très. inconstante et dans les cas de Kaufmann et Mason, dans ceux de Murphy et Warfield le nombre des hémacies dépassait 5 millions. Nous avons constaté chez nos malades une anémie moyenne,

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mais il faut remarquer qu'ils étaient soumis depuis longtemps à des régimes de restriction. Ë

Globuales biancs. — Il y a souvent une légère leucocytose. avec tendance à la polynucléose. Govaerts, Ebel trouvent souvent de l’éosinophilie ; nous n'en avons jamais constaté et elle manque dans la plupart des observations de la littérature. On ne doit donc pas la comprendre dans les signes de la néphrose lipoïdique.

La sédimentation rapide des hématies semble constante ; une seule fois nous avons trouvé en plus une coagulation plasmatique. Le temps de saignement, letemps de coagulation sont normaux ; la fension superficielle (Clausen, Leiter) mesurée par stalagnométrie serait abaissée.

La tension osmotique dite des protéines mesurée par Govaerts au moyen d'un osmomètre à membrane de cellophane est toujours abaïissée de façon considérable. Dans les quelques mesures que nous avons faites avec cette méthode, nous avons trouvé des résultats analogues à ceux de Govaerts; mais comme nous verrons plus loin, ces résultats demandent à être interprétés en tenant compte de l'équilibre minéral entre le plasma et les liquides interstitiels.

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